Placées dans uncentre de recasement situé aux HLM, les six familles dont l'immeuble a ététouché par un effondrement partiel au mois d'avril dernier lancentun cri de détresse aux autorités locales. Leur bâtisse, située à la rue Ibn Toufail (ex-Alexandre Nobel) à Gambetta a été endommagée,suite à des travaux entamés sur un terrain mitoyen par un promoteur immobilier.Ce dernier a installé le chantier pour la réalisation d'un immeuble composéd'un rez-de-chaussée, 10 étages et deux sous-sols. Les travaux qui ont étéentamés ont causé l'effondrement du mur de soutènement par les vibrations desmarteaux piqueurs utilisés pour creuser une partie du sol en roche. Selon lereprésentant de ces recasés, «il était question, au départ, d'un délai d'unmois pour l'achèvement de ces travaux, mais, 6 mois après, nous nous retrouvonstoujours dans ce centre avec tous les problèmes d'hygiène que nous affrontons».Il a souligné, d'autre part, qu'»une réunion a été tenue, mercredi, pourdiscuter de notre situation. Mais en l'absence des responsables concernés, la DUP, la subdivision del'urbanisme et de la construction, ainsi que du promoteur, la réunion a étésans résultats». C'est le provisoire qui dure pour ces familles. «Nous n'avonspas encore rejoint nos logements et nous n'avons pas bénéficié d'autreslogements».Rappelons que leresponsable de l'urbanisme et de la planification (DUP) de l'APC d'Oran, avait déclaré, concernant ce problème, que «Lepromoteur ne pouvait pas faire des travaux de réparation pour la simple raisonque la plupart des appartements sont un bien de l'OPGI.Il est impossible de toucher un bien public sans autorisation. Pour les biensprivés, le promoteur a le droit d'intervenir, mais une telle initiative vasûrement faire des mécontents. C'est ce qui explique le retard pour lerelogement». «Avant le lancement des travaux, le promoteur devait, selon lereprésentant des habitants, tel que stipulé dans les clauses du permis deconstruire, consolider le mur de support mitoyen au terrain. Chose qui n'a pasété faite. Le promoteur n'a pas terminé son travail pour nous permettred'habiter en toute sécurité».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : B Mokhtaria
Source : www.lequotidien-oran.com