Le recours à la rue pour faire entendre sa voix, et faire aboutir les revendications, a été décidé par le Syndicat national des corps communs des ouvriers professionnels du secteur de l'éducation nationale, à l'issue de la rencontre de ses représentants des 48 wilayas, rencontre que la jeune formation syndicale vient de tenir au niveau du lycée Houari-Boumediène de Rouina. Cette formation syndicale compte quelque 200 000 agents, tous corps confondus dont 70 000 contractuels.Il est reproché au Premier ministre Ahmed Ouyahia d'être à l'origine de tous les maux de cette catégorie d'agents sous-payés, surexploités, «taillables et corvéables à la merci» dont le salaire maximum n'atteint pas le SNMG, à l'heure où le kg de tomates atteint les 200 DA alors qu'ils touchent environ 17 000 DA, selon les déclarations faites par le président de cette formation syndicale.
L'orateur dans la foulée accuse nommément l'Unpef et l'UGTA d'avoir trahi, pour des intérêts de personnes qui se sont fait une place au soleil au détriment des milliers d'agents des corps communs. Le département et certains responsables de la Fonction publique sont, eux aussi, pointés du doigt pour avoir confectionné des lois spéciales pour leurs proches avant de fermer la porte aux autres. On cite à titre d'exemple la catégorie des laborantins qui bien qu'intégrés dans la carte pédagogique, ne bénéficient d'aucun des avantages sociaux afférents aux personnels pédagogiques.
Le président, Ali Bahari, déplore «on nous parle de crise financière et pourtant, ce sont eux qui l'ont créée, on nous dit qu'il n'y a pas d'argent pour vous mais on trouve des milliers de milliards pour les élections quand on ne nous brandit pas le spectre des dangers qui menacent le pays avec le retour à la décennie noire».
Il dira aussi, nous engageons une lutte ouverte, un combat pacifique contre un pouvoir qui est sourd ou fait le sourd, un Ouyahia qui est «àl'origine de la création de la catégorie des contractuels et même de ceux qui sont payés à l'heure pour pouvoir les mettre à la porte au gré de ses humeurs».
Le SNCCOPEN se dit solidaire de la ministre et comprend qu'elle a les mains liées pour pouvoir améliorer notre situation sociale et matérielle. «Elle est venue réparer les erreurs et les errances de ses prédécesseurs, colmater les dégâts qu'ils ont causés et les coups sévères qu'ils ont portés au secteur de l'éducation».
Une série de rencontres régionales sont prévues prochainement pour affiner le programme et la stratégie de la lutte à mener.
Le nom du syndicaliste feu Teboune Ahmed-Chawki décédé l'été dernier a été donné à la rencontre. A l'occasion, un vibrant hommage a été rendu au disparu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim O
Source : www.lesoirdalgerie.com