Les élèves exposés à tous les dangers
Des parents d’élèves inscrits à l’école El-Djadida de la Cité 155 villas CNEP d’Es-Sénia ne savent plus où donner de la tête: ils pensent à la rentrée prochaine en retenant leur souffle, se demandant si les leurs se retrouveront encore exposés au réel danger «implanté» au sein même de l’établissement…
Construite pour absor-ber les besoins de la cité Sidi El-Khiar à Es-Sénia (155 Villas CNEP), l’école El Djadida a été inaugurée il y a trois années. Au fil du temps, l’école qui éprouvait des difficultés à remplir ses salles de classe, commencera à afficher complet à telle enseigne qu’elle sera contrainte de fonctionner sur le système de double vacation. La raison en est que des enfants de la cité, qui étaient inscrits dans d’autres établissements, ont opéré des transferts, ensuite parce que des enfants de cités voisines qui remplissent les conditions d’inscription fréquentent ladite école.L’année dernière, décision a été prise de procéder à une extension pour construire quatre nouvelles salles. Un entrepreneur est engagé et les travaux démarrent vite. Mais une difficulté surgit quand le sol s’avère un réceptacle qui sera rapidement recouvert d’eau. Les travaux seront alors arrêtés pendant plusieurs semaines. Alarmés, les parents d’élèves entreprennent de saisir l’administration, dont le wali d’Oran, qui enverra un inspecteur pour, probablement, faire un point de la situation. Toujours est-il, l’école se retrouvera avec une clôture défoncée, un égout à ciel ouvert contenant une eau verdâtre exposant des enfants à tous les risques sanitaires et à des accidents et un paysage lunaire qui découragerait le plus optimiste des parents à y inscrire son enfant. La peur gagne les familles et, chaque matin, l’école est prise d’assaut par une armée de mères qui craignent que leurs gosses se brisent la nuque en chutant dans cette piscine-égout. Un semblant de clôture en treillis soudé y sera posé et l’énorme crevasse sera superficiellement comblée. Encore une «solution provisoire»! La situation reste ainsi au statu quo et dure depuis six mois, selon l’association des parents d’élèves qui affirment avoir saisi par courrier la direction de l’éducation ainsi que le wali. Depuis, affirment nos interlocuteurs, plus rien. L’inquiétude des parents est d’autant plus grande qu’ils s’interrogent où se situe exactement le problème et se demandent qui en prendrait la responsabilité si un fâcheux accident survenait. Ils craignent que la situation empirera l’année prochaine. Question: le cri de détresse des mamans et papas qui ont peur pour leurs petits sera-t-il entendu? Les parents d’élèves ont fait leur travail de citoyens en alertant toutes les parties. «Aux autorités concernées d’être au rendez-vous de la gestion des administrés», clament-ils.
Miloud Horr
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com