Oran - Revue de Presse

Eclatement d’égout à la rue d’Isly



M’dina J’dida, le bourbier permanent «Voilà près d’un mois que cet égout a éclaté et que les eaux usées se déversent sur la chaussée, avec, bien sûr, tous les désagréments que cela peut nous causer, à nous autres commerçants ainsi qu’aux visiteurs de M’dina J’dida».C’est avec ce constat amer, qu’un com-merçant de la rue d’Isly décrit l’état des lieux. Sur les lieux, le constat est alarmant. L’égout déverse sur la chaussée les eaux usées qui sont entraînées par les eaux pluviales jusqu’à atteindre les rues parallèles à la rue d’Isly. «Ce n’est pas la première fois qu’un égout éclate dans cette rue et que la commune prenne des mois pour entamer les travaux de réfection. En effet, il n’y a pas longtemps, un égout avait éclaté devant la porte d’un magasin de lingerie et les écoulements des eaux usées ont duré plus de deux mois». Hier, ceux qui passaient par la rue d’Isly, sautillaient pour éviter les eaux usées. On saura sur place que lorsqu’il fait beau et que cette rue enregistre un flux de citoyens, des cartons sont placés le long de la chaussée pour permettre aux gens de circuler et aux commerçants ambulants d’étaler leurs marchandises. Et, cela n’empêche pas les gens de sentir les mauvaises odeurs. «Quelques femmes ont, par inadvertance, mis les pieds dans les eaux usées, et de suite, ont fusé les cris et la colère contre les services de la commune», a raconté un commerçant qui soutiendra que toutes les ruelles à M’dina J’dida étaient détériorées, jonchées de points noirs ou submergées par les amas d’ordures. En effet, à la sortie de la rue d’Isly, nous sommes accueillis par la place Daouadji, ex-Sebalet el-Tolba qui «n’est plus ce qu’elle était», dira un ancien du quartier. Ce dernier précisera que cette place se détériore de jour en jour et de plus en plus. Hormis les crevasses qui caractérisent la chaussée et les ordures déposées à chaque coin de rue, même le centre de la placette n’a pas pu être épargné. Un peu plus bas, vers «trig el kadi», même situation, des ordures et des eaux pluviales en stagnation caractérisent la chaussée. Devant les magasins, les commerçants balayaient cette eau pour pouvoir exposer leurs marchandises sur les trottoirs qu’ils avaient l’habitude de squatter. Quant aux vendeurs ambulants, ils tournaient en rond attendant que la pluie finisse de tomber et afin de pouvoir étaler leur marchandise sur une chaussée crasseuse et des ordures de part et d’autre. Parmi les quelques visiteurs de M’dina J’dida en ce jour de pluie, Fatima, une mère de famille, âgée de 50 ans dira: «M’dina J’dida mérite que les responsables de la cité la prennent en considération. Ce quartier est un pôle commercial qui reçoit la visite de millions de personnes par semaine, des personnes dont la majorité est étrangère à Oran. M’dina J’dida devrait être considérée comme un quartier «vitrine» de la ville, tel le Front de mer ou le centre ville qui sont plus au moins bien entretenus. Hélas, elle est délaissée ainsi que tous les quartiers populaires de la ville». Djamel, un commerçant précisera que «s’il n’y a pas grand monde à M’dina J’dida aujourd’hui, ce n’est pas parce que les gens ont peur de la pluie, c’est tout simplement parce qu’ils savent dans quel état ils vont la trouver. Ses rues se transforment en «Merdja» lorsqu’il pleut et les responsables de la ville savent parfaitement cela». A ce propos, un responsable au niveau du secteur urbain de Sidi El-Bachir territorialement compétent dira: «M’dina J’dida est un quartier qui n’est pas délaissé. Les éboueurs y passent régulièrement et des balayeurs sont affectés dans les rues. Mais le problème qui se pose, c’est que ni les riverains ni les commerçants ne respectent le passage des camions de prélèvement des ordures». A propos de l’éclatement des égouts à la rue d’Isly, il dira que «les services habilités n’ont été alertés ni par les riverains ni par les commerçants». Hafida B.
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