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Djaballah appelle à plus de justice et de transparence Congrès constitutif du FJD



Djaballah appelle à plus de justice et de transparence Congrès constitutif du FJD
Le Front pour la liberté et la justice (FLJ) présidé par Abdellah Djaballah a tenu son congrès constitutif hier et aujourd'hui à la coupole Mohamed-Boudiaf sous le slogan «unité, justice et développement».
Au cours de ce rassemblement, le président du parti a présenté son programme politique, mis en relief sa loi constitutive et le règlement intérieur du parti. Dans son discours, M. Djaballah est revenu sur la nécessité de l'unification nationale en vu de former une nation forte et juste. Il a aussi insisté sur l'instauration d'un système gouvernemental juste qui veillera au bien-être et à la sécurité du citoyen sur tous les plans : éducation, santé, emploi, etc.
«Pour ce faire, il est important que le gouvernement algérien trouve un palliatif au pétrole et dépendre d'autres ressources non épuisables», déclare le président du parti.
Le patriotisme était aussi l'un des points essentiels qu'a abordés Djaballah, faisant remarquer que «tous les citoyens doivent faire preuve de militantisme quelle que soit leur opinion politique et religieuse».
Pour le président du FLJ, le nationalisme implique des engagements et des sacrifices et ne se résume pas uniquement en de beaux discours tenus par certains partis. Par ailleurs, il n'a pas écarté, dans la politique, l'entrée en jeu des intérêts, en soulignant que cela ne doit pas être uniquement l'objectif des postulants. «Les motivations de gouvernance ne doivent pas être la seule feuille de route et l'intérêt du peuple et sa volonté doivent passer en premier lieu», explique le numéro 1 du FLJ.
Gouverner implique pour Djaballah philanthropie, modestie, compréhension, clémence, amour de la patrie, détermination et courage. Sans ces ingrédients, la gestion d'un pays ne peut être qu'un «échec».
Le multipartisme et la pluralité étaient aussi au c'ur du débat. «Je respecte toutes les tendances, toutes les obédiences et toutes les philosophies», indique-t-il. De ce fait, il a appelé les citoyens, quelles que soient leurs opinions politiques et religieuses, à plus d'unicité et de rassemblement en vue de donner un aspect concret aux réformes en cours. «Le projet de réconciliation du président de la République n'a pas encore atteint les objectifs escomptés et beaucoup de lacunes subsistent dans ces initiatives», reproche-t-il.
Le seul moyen, pour lui, d'arriver à un résultat concret et satisfaisant est d'«être à l'écoute du peuple, répondre à ses besoins et ses demandes», déclare Djaballah. Le FLJ se dit un parti au service du peuple et compte répondre à ses attentes en matière de développement et de sécurité. «Notre but est de lutter efficacement contre la corruption et l'injustice, et ce sont là les points essentiels de notre programme», précise Djaballah.
Il a tiré à boulets rouges sur le gouvernement actuel, auquel il reproche d'avoir mis la charrue avant les b'ufs. «Avant de s'engager dans des changements de la Constitution, il aurait été plus pertinent de renforcer l'Etat et la gouvernance», s'indigne-t-il. Sur un autre registre, il a critiqué le système de gestion des agréments et formations de parti et reproché au ministère de l'Intérieur de ne pas accélérer la procédure d'octroi des agréments.
«Nous déposerons notre procès-verbal du congrès constitutif au ministère de l'Intérieur dans une dizaine de jours, et c'est au minimum dans un mois que nous obtiendrons ou non une réponse favorable, ce qui nous laisse très peu de temps pour nous préparer aux législatives», déplore-t-il.
Sur un autre volet, il a plaidé pour la nécessité de séparer la justice des administrations de l'Etat. «On aboutira à un Etat de droit en construisant une justice et une administration indépendantes», appelle le président du parti. Concernant la place accordée à la femme dans sa formation, Djaballah se dit «prêt à lui restituer tous ses droits,
bafoués par les traditions et m'urs algériennes, et non par la religion». Il a cité à titre d'exemple des versets coraniques où la femme se voit attribuer les mêmes droits que les hommes et où il est mentionné l'égalité entre les deux. Pour arriver à ses fins politiques, Djaballah compte réinstaurer le dialogue et prône l'intérêt des débats et des communications. Il a d'ailleurs reproché aux jeunes de recourir à la violence qui n'a jamais été à leur avantage.
Il a aussi appelé à l'assainissement des listes électorales et à supprimer les noms des électeurs qui figurent dans deux circonscriptions différentes ainsi que les noms des personnes décédées. «Il est illogique que 22 millions d'électeurs soient inscrits sur les listes alors que l'Algérie compte uniquement 35 millions d'habitants», déclare-t-il, et d'ajouter : «Il est clair que ces listes ont été gonflées et il faut y remédier au plus vite.»
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