Oran - Revue de Presse

Direction des marchés de l’APC d’Oran



Le sous-sol du marché Michelet… dans tous ses états Les commerçants installés au sous-sol du marché Michelet sollicitent l’intervention du wali d’Oran contre de ce qu’ils qualifient de «mainmise de l’administration communale sur le marché». Ils rejettent également les objectifs de l’enquête entamée dernièrement par le directeur des marchés, la qualifiant de «chantage déguisé» car, poursuivent-ils, «cette enquête veut faire pression sur les commerçants au lieu de chercher les véritables usurpateurs qui occupent indûment les kiosques». La plupart des kiosquiers du marché Michelet sous-louent leurs stands, pratiques qu’ils appliquaient déjà du temps où ils étaient installés sous les Arcades de la rue Larbi Ben M’hidi, croit-on comprendre. Quand les commerçants du marché ont dénoncé, dans une lettre adressée au directeur des marchés, «la tyrannie exercée par l’administration municipale, nous avons été menacés», selon toujours leurs déclarations, «d’être forcés par la puissance publique de quitter les lieux». En fait, cette lettre qui a été reprise par certains titres de presse, a visiblement brisé le silence, le deal tacite qui liait les commerçants sous-locataires à l’administration, a-t-on appris auprès d’une source proche du P/APC. Toujours est-il, cette correspondance avisait sur la situation dans laquelle se trouve le sous-sol du marché Michelet, dénonçant également la sous-location. «Même les toilettes et les cagibis ont été transformés en de nouveaux kiosques. Le moindre espace a été confisqué», relève-t-on en outre dans cette lettre. Contacté à ce sujet, le directeur des marchés municipaux a déclaré que l’enquête qui a été ouverte pour élucider toutes ces anomalies a abouti à l’envoi de convocations à tous les bénéficiaires des kiosques. «Il faut en finir avec les agissements des commerçants qui sous-louent leurs espaces, et ce, d’autant plus que la sous-location est interdite», nous a signalé notre interlocuteur. Cependant, certains commerçants qui se réclament comme faisant partie des 23 anciens exploitants des kiosques des Arcades qui ont été délocalisés en 2004 vers le marché Michelet, accusent celui-ci de «collaborer avec ceux qui ont pris en otage le marché», car «le vrai problème, assènent-ils, ce n’est pas la sous-location mais le squat des espaces et des équipements du marché». Malgré ces critiques, le directeur des marchés s’est déclaré déterminé à assainir la situation des marchés. Ainsi, le commerçant qui était en train de réaménager deux kiosques en un grand magasin a été mis en demeure d’arrêter toute transformation des lieux, a déclaré ce même directeur. Concernant la situation des trois kiosques destinés à l’origine pour l’emploi de jeunes, le directeur a déclaré que «ces kiosques ont été alloués à des ayants-droit», dont un ancien moudjahid et une veuve dont le défunt mari était un employé de l’APC d’Oran. En parcourant les stands de ce marché, il est indéniable de constater que la guerre des places est efficiente. L’assainissement prôné par le directeur des marchés de l’APC s’avère... ne pas être une sinécure. Benachour M.
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