L'Institut de développement des ressources humaines (IDRH) d'Oran a
organisé, mercredi, une rencontre sur «la santé environnementale». Ce
regroupement a vu la participation d'enseignants universitaires, d'étudiants et
de nombreux spécialistes, à l'instar du chercheur algérien en environnement et
développement durable, le professeur Mahi Tabet-Aouel, qui a insisté sur la
nécessité de créer un plan national de santé environnementale basé
essentiellement sur l'analyse de l'information écologique et la définition des
risques de pollution et la modernisation de la médecine préventive, a indiqué
l'APS.
Un plan qui aura pour effet la
lutte contre la prolifération de produits et de sources polluants, de prévenir
contre des maladies graves et de protéger la population, l'environnement, les
travailleurs dans les secteurs industriels. L'intervenant a présenté à cette
occasion des prototypes internationaux sur l'analyse de l'information
environnementale, les risques et la dégradation climatique en indiquant que les
mutations écologiques actuelles dues à l'aggravation des sources de pollution
pourront engendrer la réapparition d'anciennes épidémies ou l'apparition de
nouvelles maladies graves comme les maladies cutanées ou des yeux. Le chercheur
a abordé l'importance du traitement de la pollution atmosphérique, eu égard au
taux de 27% de consultations médicales effectuées par les différents services
hospitaliers en Algérie chaque année concernant les problèmes de respiration.
Par ailleurs, une autre rencontre
sur le même thème, à savoir les risques sanitaires liés à l'environnement, a
été organisée jeudi par l'établissement public de santé de proximité (EPSP) de
la daïra d'Aïn El-Turck (Oran). Cette rencontre de sensibilisation et
d'information, organisée au profit du personnel du secteur de la santé
publique, a vu la présentation d'une communication sur les maladies liées à la
baignade en mer. A l'occasion, une étude sur les maladies qui se répandent au
cours de la saison estivale et la relation avec la baignade a été réalisée par
la docteur Chaïb Mokhtar. Il s'agit de quatre types de maladies : les
infections cutanées, les gastro-entérites aiguës (diarrhées et vomissements),
l'otite externe et la conjonctivite, ou ce qui est connu comme le glaucome qui
touche l'oeil. Menée en 2007 sur un échantillon de 400 patients qui ont
fréquenté quatre salles et polycliniques de la daïra côtière d'Aïn El-Turck,
l'étude a révélé la présence de 260 cas de maladies répertoriées dues à la
baignade. Pour lutter contre ce genre de maladies, une série de recommandations
a été formulée par les participants à cette journée, notamment l'accélération
des travaux de réalisation de la station de traitement des eaux usées, dont a
bénéficié la daïra d'Aïn El-Turck en vue de son exploitation.
Les spécialistes ont également
souligné la nécessité d'élaborer un plan pour l'éducation sanitaire basée sur
la sensibilisation des vacanciers, ainsi que des contrôles stricts sur le
commerce, comme la vente de glaces, et le contrôle de l'eau de mer.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : J Boukraâ
Source : www.lequotidien-oran.com