Oran - Revue de Presse

Des hommes autour du Prophète



Salim Mawlâ Abi Houdhayfah, que Dieu l’agrée En donnant conseil à ses compagnons, le noble Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) dit un jour: «Apprenez le Coran auprès de quatre personnes : Abdallah Ibn Massoud, Oubayy Ibn Kaâb, Mouâadh Ibn Jabal et Salim Mawla Abi Houdhayfah.» Qui était ce quatrième compagnon en qui le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) avait tellement confiance qu’il le considérait comme houjjah (une référence probante et une autorité respectable) et comme ayant les compétences pour enseigner le Coran et en être une référence ?Salim était un esclave et lorsqu’il accepta l’islam il fut adopté par un musulman qui était un ancien noble des Quraysh. Quand la pratique de l’adoption (où la personne adoptée portait le nom de son père adoptif) fut bannie, Salim devint un simple frère, un compagnon et un mawlâ (personne protégée) de celui qui l’avait adopté, Abou Houdhayfah Ibn Outbah. Par les bénédictions de l’islam, Salim s’éleva à une position d’homme de haute estime au sein des musulmans du fait de ses vertus ainsi que de sa piété. Salim et Abou Houdhayfah acceptèrent tous deux très tôt l’islam. Abou Houdhayfah l’avait fait en s’opposant à son père, le fameux Outbah Ibn Rabiah qui était très virulent dans ses attaques contre le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) et ses compagnons. Quand le verset du Coran abolissant l’adoption fut révélé, certains hommes tels que Zayd et Salim durent changer leur nom. Zayd, qui était connu sous le nom de Zayd Ibn Mohamed, devait désormais porter le nom de son père naturel. Ainsi, il adopta le nom de Zayd Ibn Harithah. Salim, cependant, ne connaissait pas le nom de son père car ne savait qui il était. Il resta sous la protection d’Abû Houdhayfah et fut donc appelé Salim Mawlâ Abou Houdhayfa. En abolissant la pratique de l’adoption, l’islam voulait mettre l’accent sur les obligations et les responsabilités inhérentes à la parenté naturelle. Cependant, aucune relation n’était plus forte que les liens unissant les gens dans l’islam et la foi et qui étaient à la base de la fraternité. Les premiers musulmans le savaient très bien. Il n’y avait personne de plus cher pour eux qu’Allah, Son Messager (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) et leurs frères dans la foi. Nous savons comme les Ansârs (Auxiliaires) de Médine ont accueilli et accepté les Mouhâjirîns de la Mecque et comme ils ont partagé avec eux leurs maisons, leurs richesses et leurs cœurs. C’est ce même esprit de fraternité qui était présent entre l’aristocrate de Qouraysh, Abou Houdhayfah, et l’humble esclave qu’était Salim. Ils furent bien plus que de simples frères jusqu’à la fin de leur vie ; ils moururent ensembles, un corps à côté de l’autre, une âme avec l’autre. Telle est l’essence et la grandeur de l’islam. Les considérations ethniques et sociales n’ont pas d’importance aux yeux d’Allah. Seules la foi et la piété comptaient, comme les versets du Coran et les dires du Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) le rappelaient incessamment : «Le plus honorable parmi vous pour Dieu c’est le plus pieux», dit le Coran. «Aucun arabe n’a l’avantage sur un autre, excepté par la piété.», enseigna le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) qui dit également : «Le fils d’une femme blanche n’a aucun avantage sur celui d’une femme noire, excepté par la piété.» Dans cette société nouvelle et juste, régie par l’islam, Abou Houdhayfah trouva honorable pour lui-même de protéger celui qu’il avait eu pour esclave. Dans cette société nouvelle et bien guidée régie par l’islam, qui mettait fin à la division injuste des classes et aux fausses distinctions sociales, Salim se trouva, grâce à son honnêteté, sa foi et sa volonté à se sacrifier, en tête des croyants. Il fut l’imam des Muhajirîns de la Mecque à Médine, guidant la prière dans la mosquée de Qubâ qui fut construite des mains du Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) en personne. Il devint une référence en ce qui concerne le livre de Dieu, à tel point que le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) recommanda aux musulmans d’apprendre le Coran auprès de lui. Le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) avait une très haute estime de lui et il dit à son propos : «Louange à Dieu qui a placé dans ma communauté quelqu’un comme toi !» Même ses frères musulmans l’appelaient «Salim min as-Salihin - Salim est un pieux». L’histoire de Salim est la même que celle de Bilâl ainsi que celles de dizaines d’autres esclaves et de pauvres personnes que l’islam a tirées de l’esclavage et de la dégradation pour en faire des imams et des commandants dans une société de guidée et de justice. La personnalité de Salim fut façonnée par les vertus islamiques. Parmi ses qualités, son franc parler lorsqu’il sentait qu’il était de son devoir de prendre la parole, surtout lorsqu’un mal était commis. Un incident qui eut lieu après la libération de la Mecque illustre bien cela. Le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) envoya quelques-uns de ses compagnons vers les villages et les tribus qui entouraient la ville. Il leur rappela qu’ils étaient envoyés pour inviter les gens à l’islam et non pour se battre. Khalid Ibn Al-Walid en fit partie. Durant la mission, Khâlid se battit et tua un homme bien que celui-ci ait témoigné qu’il était devenu musulman. Khâlid avait agi ainsi croyant que cet homme n’était pas sincère dans sa déclaration de foi et que celle-ci n’était qu’un artifice pour échaper à la mort. A suivre.. Abdelwahid Hamid
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