En fin de semaine passée, des étudiants de la Faculté de biologie de l'Université Mohamed-Boudiaf à Oran avaient initié un mouvement de protestation en bloquant l'accès à tous les locaux pédagogiques.Cette protestation devrait se poursuivre, parce que, pour les étudiants en colère, aucune réponse ne leur a été donnée. Le problème de ces étudiants de plusieurs spécialités de la Faculté de biologie, c'est la restriction à l'accès au master puisque, cette année, l'université applique le quota strict, celui prévu pour les étudiants ayant néanmoins validé leur 3e année. Ce quota prévoit, selon les spécialités, des places limitées au master, pouvant représenter de 30 à 50% d'autorisations d'inscription au master, pour les promotions ayant obtenu leur licence. Mais c'est une situation qui existe dans tous les campus d'Algérie et n'est pas propre à Oran. Les étudiants expliquent qu'avec une simple licence, « aucune perspective professionnelle ne nous est proposée sur le marché du travail », dit un jeune étudiant. De nombreux autres, que ce soit filles ou garçons, expliquent que, s'ils ne peuvent poursuivre leurs études supérieures, tout ce qui est possible de faire est soit délégué médical, soit vendeur dans une pharmacie. Certains de ces étudiants vont trouver un palliatif en tentant de s'inscrire dans une autre université, dans une autre spécialité. Les raisons de l'instauration de ces quotas sont dues, nous dit-on , au système LMD, appliqué dans notre pays et, surtout, l'insuffisance de l'encadrement. Un déficit d'enseignants est important dans beaucoup d'universités et de spécialités. Les enseignants ,généralement, sont des professeurs vacataires, et il faudrait recruter et, encore, le nombre d'enseignants ayant le grade de professeur n'est pas suffisant également. C'est là le mal des universités algériennes, « le nombre croissant d'étudiants, d'année en année, et tout le reste autour qui ne suit pas », nous dira un enseignant devant sortir à la retraite dès l'année prochaine.
Fayçal Moulay
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fayçal Moulay
Source : www.lesoirdalgerie.com