Oran - Revue de Presse

Dégradation du cadre de vie aux Amandiers



Où sont donc passés les éboueurs? Aux Amandiers, une cité tentaculaire de la banlieue ouest de la ville d’Oran, les habitants n’en peuvent plus de devoir inhaler, bien à contre-cœur, les émanations pestilentielles que dégagent les ordures ménagères.  En effet, pour des raisons qui restent à déterminer mais qui ont tendance à se répéter, cela fait trois jours que les éboueurs n’ont pas procédé à l’enlèvement des ordures ménagères. Intervenant en période de grandes chaleurs, cette omission selon certains, prévarication pour d’autres, est de nature à précipiter la détérioration de l’environnement et par voie de conséquence le cadre et les conditions de vie des milliers de citoyens. Constitués pour l’essentiel de produits périssables, les immenses amas de détritus qui enlaidissent depuis trois jours l’espace séparant l’école primaire Hassan Kouider de l’imposante polyclinique n’attirent pas que des chats et chiens errants. Dès les premières lueurs du jour, des légions d’enfants, issus pour l’essentiel de familles défavorisées, donnent l’assaut aux décharges, dans l’espoir de tomber sur le moindre objet pouvant rapporter quelques dinars. Souvent, le butin est constitué, de légumes à moitié abîmés, de pain rassis ou d’ustensiles et articles ménagers hors d’usage font la joie des ces hères qui, leur razzia terminée, n’hésitent pas à mettre le feu aux tas d’ordures et de la sorte indisposent les patients de la clinique ainsi que les riverains. Ce site n’est pas le seul a avoir été transformé en une immense décharge sauvage et ses murs calcinés. Du côté de la résidence universitaire qu’abrite cette même cité, la situation n’est pas plus brillante. Là aussi, d’impressionnants tas d’ordures condamnent les passants à faire de grands détours pour ne pas avoir à se pincer les narines. Non loin du marché, plus précisément entre cette enceinte commerciale et le stade, une autre décharge attire chiens errants, chats et spécialistes des poubelles. Ici plus qu’ailleurs, les légumes, fruits et autres restes, exposés au soleil, se décomposent vite et rendent l’atmosphère insoutenable. Devant une telle situation et les risques qu’elle peut faire encourir aux habitants, une question se pose : Où sont donc passés les éboueurs et le service de l’hygiène communal?
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)