Le boulevard Mohammed V, un lieu malfamé
Le boulevard Mohammed V, une des artères les plus fréquentées du cœur d’Oran, est devenue, par la faute de la démission collective des autorités locales et des citoyens, un lieu où se mêlent toutes sortes de dépassements.
On y enregistre une insécurité qui bat son plein, un éclairage défaillant et une insalubrité chronique, sans la moindre exagération. Le constat est bien là. Le boulevard Mohammed V est une porte d’accès, voire un passage presque obligé, vers la rue Mohamed Khemisti et la rue du 20 Août. En premier, il y a lieu de relever l’obscurité qui règne dans cette partie du boulevard et fait qu’un climat d’insécurité y règne pour les nombreux passants, au-delà des 18 heures. C’est, en effet, après cette tranche horaire, que des sans-abri qui y ont élu domicile, viennent installer leur campement de fortune pour entamer des soirées devenues depuis un rite, où l’alcool coule à flots. Ici, il est également fait un usage public des colles que l’on inhale sans aucune retenue. Un usage qui se répercute sur le comportement des individus qu’il rend prêts à en découdre avec autrui, plus particulièrement avec les riverains. Dans ces lieux malfamés, des agressions caractérisées sont signalées. Cette situation est, par ailleurs, rendue plus dangereuse par la défaillance de l’éclairage public. En effet, de crainte de faire les frais des agissements néfastes des marginaux, les boutiques qui faisaient le prestige de ce boulevard ont, tout simplement, baissé rideaux. Au même endroit, les murs de l’imposant marché Michelet gardent encore les tags et affichettes des dernières élections locales.
En l’absence de poubelles, des ordures de toutes sortes sont déposées, n’importe quand, n’importe comment et n’importe où et jusqu’au pied des rangées d’arbres plantés là pour rendre plus gai l’environnement. Les rues et ruelles, autour du marché, ne sont pas mieux nanties que le boulevard Mohammed V. Et pour cause, Rue Lamartine, est né un marché informel de voitures à la faveur duquel sont conclues des transactions douteuses. Pour le besoin de leur négoce, ceux qui ont un bolide à vendre, squattent le moindre espace et font main basse sur les aires de stationnement. , au niveau de la rue de Lamartine, ne cesse d’accaparer des places de stationnement au point d’empêcher les automobilistes de garer leurs voitures. Cela étant, la dégradation des avenues et artères de la ville d’Oran laisse penser que, faute de savoir améliorer régulièrement le cadre de vie des citoyens, on préfère les laisser à l’abandon jusqu’à l’annonce de grandes opérations de nettoyage, fortement médiatisées et qui coïncident, généralement, avec l’approche de visites très officielles. Pour dénoncer ce laisser-aller, l’un des habitants du secteur ne manquera pas de relever que suite à la délocalisation des fleuristes vers la Place Hoche, le boulevard Mohammed V qui sentait bon est envahi par des émanations étouffantes. Au fait, jusqu’à quand devrait-on faire les frais de la gestion approximative de la ville ?
Zitouni M.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com