L’EPO augmente sa capacité de dépôt
Selon une source proche de la direction générale de l’Entreprise Portuaire d’Oran (EPO), la quantité des déchets ferreux non ferreux déposée dans le port d’Oran et arrêtée à 500 tonnes pour chaque exportateur sera probablement doublée pour atteindre les 1000 tonnes, dans les prochains jours.
Pour rappel, chaque exportateur était libre de déposer la quantité qu’il voulait sur les quais du port, avant que la direction de l’EPO n’entame des restrictions, car le port s’est vu saturé. En fait, les exportateurs acheminaient toutes leurs cargaisons vers le port puisque l’EPO n’exigeait pas un payement pour les dépôts. Aussi, cette mesure d’augmentation de la limite de la quantité déposée à 1000 tonnes, a été critiquée par un responsable du port qui a évoqué que «le bon sens préconise qu’on exige le payement formel de l’espace affecté aux exportateurs car le gain de ces derniers est colossal». Par ailleurs, la demande du marché international des déchets ferreux non ferreux va crescendo. En effet, la quantité exportée par le port d’Oran en 2007 est estimée, selon la direction de l’EPO, à 44.171 tonnes alors que celle exportée uniquement durant le 1er bimestre 2008 a atteint 36.425 tonnes.
Parallèlement, les vols perpétrés sur les réseaux électriques, téléphoniques et ferroviaires ont augmenté. Il faut rappeler que les restrictions opérées par le ministère du commerce et consignées par un visa et un cahier des charges, dit des 30 points, sont venues pour pallier aux agissements de la maffia des métaux qui a réconforté ses assises pendant la décennie noire…et avec des «connexions» douteuses. Ces dernières semaines, le phénomène du vol des câbles électriques et téléphoniques a repris de plus belle, après une accalmie furtive. Pas plus tard qu’il y a quelques jours, les cybercafés et les kiosques multiservices de la bourgade de Aïn El Beïda ont baissé le rideau à cause du vol de plusieurs centaines de câbles téléphoniques. Même pendant la période de l’interdiction de l’exportation, allant du mois de janvier jusqu’au mois de juillet 2007, les vols de câbles ont enregistrés des pics. En fait, il y a deux voies possibles pour écouler les métaux volés: il y a le chemin «pseudo légal» du port d’Oran et celui de la contrebande via les frontières marocaines. D’après une source proche du groupement de la gendarmerie, le câble volé dans les wilaya de l’Oranie est généralement acheminé vers Oran pour être transformé en cuivre et revendu au Maroc au prix de 1.200 DA/kg, soit quatre fois le coût affiché à Oran par les trafiquants. Idem pour la SNTF qui affiche une perte de 150 km de voies ferrées et de 250 km de câbles de cuivre en 2006 et à peu près les mêmes chiffres pendant 2007. Là où le bât blesse, le non rapatriement des devises tel qu’exigé par l’ordonnance 96-22 de juillet 1996, relative au contrôle des changes et des mouvements de capitaux, porte un préjudice considérable pour l’économie nationale. Certaines sources concordantes avancent le chiffre 1,5 milliard de dollars US. l’hémorragie continue…
Benachour M.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com