Six ans de réclusion pour tentative d’appartenance à un groupe terroriste
Pour tentative d’appartenance à groupe terroriste et non dénonciation de terroristes, le dénommé R.A., âgé de 22 ans, a été condamné mardi, par le tribunal criminel de la cour d’Oran à la peine de six ans de réclusion.
Originaire d’Oran, le mis en cause a été arrêté à Constantine le 7 mai 2007, alors qu’il était à bord d’un taxi. Il faut savoir que les éléments de la sécurité avaient ouvert une enquête sur les fréquentations du mis en cause et ses activités, après qu’il ait été vu avec un certain Samir, condamné par le passé pour ses activités terroristes et très connu dans la région de Tébessa où il active toujours, selon certains renseignements. Questionné sur sa relation avec Samir, le mis en cause expliquera qu’étant issu d’une famille nombreuse, neuf frères et sœurs, il s’était spécialisé dans le commerce informel des portables et que Samir lui a acheté trois téléphones à crédit.
Il dira que le payement est la cause pour laquelle il a accompagné Samir à Tébessa chez des parents. Le mis en cause a ajouté qu’à Tébessa Samir devait lui remettre la somme de 9000 DA représentant le prix des portables et lui prêter 30 000 DA pour l’aider à travailler. R.A a dit que cela représentait pour lui la chance de sa vie et que sans trop réfléchir, il l’a accompagné le 5 mai 2007, mais en cours de route Samir lui tint un autre langage. C’est à ce moment, dira-t-il, que Samir lui demanda de l’accompagner à Tébessa pour rejoindre des terroristes dans cette région. R.A a déclaré avoir pris la fuite et être retourné à Oran. il ajoutera «Samir m’a appelé au téléphone et m’a expliqué que toute la conversation qu’il m’a tenue est dénuée de fondement et que je n’ai rien à craindre de lui et le marché qu’on avait conclu à Oran tient toujours. Je l’ai cru vu inexpérience, dira le mis en cause, et de retour à notre lieu de rendez-vous, je fus cueilli par les services sécuritaires qui avaient pris place avec moi dans le taxi sans que le sache. Quant à Samir, je ne l’ai plu revu. J’ai entendu dire qu’il était parti en Syrie ou alors qu’il avait regagné le maquis». Appelé hier à la barre, le prévenu maintiendra les mêmes propos niant avoir voulu se joindre à un quelconque groupe terroriste. «M. le juge, mon seul but était de travailler et aider mon père qui n’a pas d’autres ressources que sa misérable retraite. Certes, je fréquentais les mosquées et y faisais ma prière chaque vendredi comme de nombreux algériens, mais cela ne fait pas de moi un terroriste. «Mais pourquoi, lorsque vous avez rebroussé chemin vous n’avez pas alerté les éléments sécuritaires de la conversation subversive que vous a tenue ce Samir?» «Je ne sais pas, j’ai paniqué et ensuite quand il m’a rappelé, je l’ai cru». Par ailleurs, le père naturel de Samir a été cité en tant que témoin. Interrogé sur les activités de son fils, il confirmera que ce dernier a déjà fait de la prison pour appartenance à un groupe terroriste. Comme il expliquera que depuis le 7 mai de l’année passée, son fils a disparu, puis il a téléphoné pour lui dire qu’il se trouvait en Syrie. Toutefois, ajoutera ce témoin, je ne peux affirmer ni infirmer cette déclaration. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis à l’encontre du mis en cause, la peine de vingt ans de réclusion. La défense se désolera face à cette situation, expliquant que son client ne connaît rien du terrorisme et qu’au cours de la décennie noire, ce n’était qu’un enfant. Aux termes des délibérations, le mis en cause a été condamné à la peine de six ans de réclusion criminelle.
H.Y.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com