
L'Intersyndicale de la santé, qui a appelé à une grande mobilisation pour son mouvement de grève, peine à rassembler et à se faire entendre à Oran. En effet, au deuxième jour du débrayage au Chuo, le point sensible de la santé dans la capitale de l'Ouest, difficile de parler de suivi massif ou de paralysie du secteur. Une vingtaine de médecins ont bien observé un sit-in de protestation devant le siège de la DG du Chuo alors que dans les services, les paramédicaux et les corps communs affiliés, par contre, au Snapap sont en arrêt de travail. 'Dans les services, c'est presque comme d'habitude", nous dit un parent de malade qui vient apporter des bouteilles d'eau minérale et des fruits : 'Pour avoir quelqu'un qui vous accueille, qui vous rassure sur l'état de santé de ma tante, c'est impossible... il y a des va-et-vient, mais on ne sait pas ce qui fait marcher tout ce beau monde", lâche encore notre interlocuteur. Des rendez-vous avec des spécialistes pour des malades chroniques ont bien été reportés mais là aussi ce n'est pas nouveau ; néanmoins du côté de l'Intersyndicale l'on affiche la satisfaction avec un taux de suivi estimé à 60%, chiffre contesté par la direction de l'hôpital qui parle juste de 10% de suivi sur l'ensemble des services. Contacté par nos soins, un médecin du laboratoire du Chuo reflète à merveille la situation de la santé à Oran : 'Moi, je suis en grève par la force des choses depuis presque trois mois, c'est-à-dire depuis que nous n'avons pas reçu de réactifs et autres produits vitaux, et donc nous sommes quasi à l'arrêt. Je viens chaque matin au service et j'attends !"
D. L
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D LOUKIL
Source : www.liberte-algerie.com