Toute instruction
aboutit à la République, comme toute ignorance mène à la monarchie.»Henry Maret
- Pensées et opinions - 1903 A
l' heure actuelle ,dresser un état des lieux (économique-social
de façon exhaustive de l'Algérie en générale ou en particulière c'est le même
blot ; et la maxime est ancré dans nos veines : « celui qui n' avance pas
jovialement, recule fatalement », car la dialectique de toutes les forces
proactifs (le capital financier-les ressources humaines-les moyens de
production) et leurs combinaisons ne se reposent sur aucune doctrine ancienne
ou nouvelle préétablie et bien définie en matière économique,sociale,
éducative, politique, culturelle ou même sur le petit geste qui a son utilité
dans le cadre de l'évolution de la société ,les petits gains réunis finissent
par faire des sommes considérables ,et, on nous a toujours dit et vu que « les
petits ruisseaux font de grandes rivières* ».
A l'époque de la
civilisation Grecque ,on parlait déjà de la démocratie
,de la cité juste ,de la République de Platon et aussi de la Rhétorique
d'Aristote , les savants scientifiques, les philosophes ,les théologiens, les
mystiques et même les Fouquahas (Al-Madina
–Al- Fadila décrite par le penseur musulman Al Fârâbî
872-950 et IBN –KHALDOUN 1332-1406 Historien, philosophe, sociologue, juge,
enseignant, poète, aussi bien qu'homme ... un véritable anthropologue).
A travers les
différents siècles ,ont eu le mérite de par leurs pensées, cartésiennes, cohérentes,
déductives, dialectiques, judicieuses, mathématiques, méthodiques, nécessaires,
philosophiques, précises, probantes, proportionnées, raisonnables, sages,
sensées, systématiques, rationalistes, afin de faire prévaloir le rôle de l'
éducation du comportement du citadin pour qu' il soit , bon, décent, édifiant,
honnête, intègre, irréprochable, méritant, prudent, pudique, pur, respectable,
sage ,et, sérieux en un mot vertueux, et éduquer le civisme , le dévouement, le
nationalisme, le patriotisme, le zèle,la pureté morale et le bel agir c'est ce
que l' on appelle aujourd'hui le citoyen utopique, équilibré, responsable et
utile pour son pays ,sa ville ,son quartier, sa famille, son petit coin. Ces
différents concepts permettent de configurer les éléments d'une société
équilibrée fière de ses racines et ouverte dans le temps et dans l'espace.
Au niveau macro-
Algérie on constate une absence bizarre de stratégie de développement(
économique-sociale-culturelle-éducative…) l'algérien
en particulier sait pertinemment que le train Algérie (Feu Boudiaf l'avait bien
dit « ou va l' Algérie ») n'a pas de gare d'arrivée, la destination n'est ni
éclairée, ni indiquée. Cette absence de finalité, tendance, prédestination ou
objectif provoque des comportements individuels et même collectifs de façon
irrationnels qui ne se conjuguent guère avec l'état d'évolution d'une société
raisonnable et mesurée, cela s'apparente exactement comme ce jeune homme qui
est confronté à un avenir incertain ,et dont sa situation (sociale ,matérielle
,physique et morale) se métabolise à l' intérieur de lui-même et provoque en
lui des reflexes anormaux( cas des immolations, des
émeutes…). Ce sont ces nouveaux gestes anormaux contenues dans la société
citadine qui font que les choses, les phénomènes, irrationnelles, aberrantes,
absurdes, anormales ,contradictoires, déraisonnables,
illogiques, incohérentes, insensées, irraisonnables, irréfléchies,
irrégulières, qui se conjuguent au présent de notre vie quotidienne et les
exemples sont multiples.
«SOUS UN BON GOUVERNEMENT,
LA PAUVRETE EST
UNE HONTE ; SOUS UN MAUVAIS GOUVERNEMENT, LA RICHESSE EST AUSSI UNE HONTE.» Confucius
- 551-479 av. JC - Livre des sentences
Partant de ces
principes, chacun de nous a au moins été confronté à des cas bien précis et
dont l'explication ne justifie point la vraie réponse. Il est clair par contre
, que la rente en pétrodollars nous a rendu impassible coté boulot (créateur de
valeur et de bonheur),et passible coté dodo( partisan du moindres efforts et la
malédiction) et exubérant dans la spéculation, le marché des biens florissants
(les conteneurs ne se font pas rares aux ports) ,on achète tout de
l'extérieur(importations), le pain,le transport ,la santé, les livres ,les
informations, et autres articles et services, sans parler du cercle vicieux de
la spirale d'augmentation des salaires et pensions (inflation) sans la
contrepartie en valeur ajoutée . C'est ce nouveau type de posture de
l'algérien, qui se manifeste à cause de l'absence de la stratégie globale de
développement.
Actuellement, la
stratégie par secteur ou par département ministérielle est claire dans la
mesure ou seule la dépense financière est maitresse
du jeu ( incitation à la consommation par la dépense
via l'importation), sans aucun support doctrinal (autisme du dirigisme).
Les exemples
constatés sont patents : les emplois ANEM battent tous les records statistiques
de l'emploi mais seulement pour un temps ,à voir des dizaines de demandeurs
d'emplois affectés dans des écoles ou autres institutions, pour avoir du pécule
sans la contrepartie, les appariteurs dans les administrations sont renforcés
en plus grand nombres, le filet social bat son plein, etc. (les emplois ont
pris la courbe ascendante alors que le résultat du travail est en régression),si
au moins, par manque d'intelligence, on avait le courage de d'appliquer les
axiomes de la théorie de Keynes, pour mieux la caricaturer un peu, la théorie
de Keynes revient à payer des individus à creuser des trous et à les reboucher,
créant ainsi du revenu et la suite Rabi yaltaf.
La contrepartie
serait patente et le sens de la valeur travail restera intact ; car détruire
cette valeur noble du travail, nous amène à créer des situations irréfléchies
et incohérentes qui tendent de faire surface dans notre société citadine et
même rurale ne dit on pas que «Si de beaucoup travailler on devenait riche, les
ânes auraient le bât doré*».
Les demandeurs
d'emplois ou Anemistes*( ANEM –filet social) sont
bien payés pour ne rien faire, alors que dirai-je des fruits et légumes et
autres services locaux qui coutent chers parce que la
main d' Å“uvre potentielle n'est pas disponible( absorbée fatalement par le gain
facile), car le salaire octroyé dans ces secteurs, étant le même que celui du
filet social ou de l'ANEM ,ces derniers ont au moins
l'avantage de ne pas dépenser la moindres énergie , la concurrence étant loyale
et légitime donc le résultat : les pouvoirs publics avantagent l' émergences de
nouveaux comportements hostiles aux valeurs et normes de la société en général
(les émeutes n'étant que la conclusion de ces nouveaux pitoyables
comportements). Un étudiant qui n'arrive même pas à s'acheter un bouquin de par
sa misérable bourse trimestrielle (4000DA), alors que la rente (6000DA) d' un inscrit au filet social est plus heureux
mensuellement, les repas des resto-U ne sont pas aussi meilleurs que ceux des
pénitenciers et les exemples sont nombreux et dans d'autres sociétés ils
expriment des « insolites ».
LES MAITRES
D'ECOLE SONT DES JARDINIERS EN INTELLIGENCES HUMAINES.»Victor Hugo - 1802-1885
- Faits et croyances
L'absence de
programme de développement et de bien être, fait que notre cité, (ville,
village, patelin, quartier), le système de gouvernance ( centralisation-dirigisme-autisme
et opacité)sont déjà une tare, la gestion de la citée en est une autre
altération et le «citoyen» n'étant ni responsable ,ni équilibré, ni utile ,ni
fructueux, ni important, ni salutaire.
Cette ignorance
et inculture accompagnée avec les mauvaises intentions ne peuvent mener qu' a des contres- vérités. Malheureusement, le bien commun
en Algérie est mis de coté, la saleté urbaine et environnementale fait foi et
l'intérêt personnel prime et rime avec cet adage « après moi le déluge
».L'individu urine encore en 2011 sur les murs privés et publics fautes de
toilettes publiques, l'algérien se fatigue avant même de commencer à
travailler, les bureaux des administrations publiques sont ouvert à 8h, mais le
personnel absent( c'est au petit café ou bistro du
coin qu'ils émargent leur assiduité).
L'algérien est
devenu un être:
- Qui croit a son
propre mensonge et cette blague illustre bien ce type de comportement «un
bluffeur pour ne pas dire mythomane annonce aux gens de son quartier, qu' une fête (Ouadda) se passe dans
un autre quartier de la cité , tout les gens de son quartier se sont précipités
à l' endroit qu' il leurs avait indiqué, l'annonceur se retrouve seul dans son
quartier , sa solitude lui faisait croire à son mensonge, et il les rejoint ».
-Qui doit se
soumettre à son supérieur : « ca se passe dans une
classe d'une école primaire, une institutrice demande a ses élèves de lui
donner comme exemple des animaux qui volent, les réponses justes et criantes
sortent de la bouches des mômes interrogés ; sauf un élève, il est le fils de
Monsieur « quelqu'un », sa fausse réponse fut suivit de suite d'une jolie
fessée; parce qu' il a avancé que l' éléphant vole.Cet
élève proteste auprès de son père à propos de la fessée et non du fait, ce
dernier interpelle le directeur et le met en garde(menace).
Le directeur,
entend pour se justifier, connaitre les motifs de la
fessée, somme l' instit. pour lui avancer les
explications nécessaires. L'instit. lui rétorque que
le môme lui a avancé une réponse absurde et nécessitant bien une tannée car un
éléphant n'est pas un animal qui vole, et le directeur de lui répondre, mais
bien sur Mme l'instit. sache que l'éléphant vole et
que toi et moi aussi nous volons! de notre poste.
La réalité se
mesure par l'appréciation de ces blagues qui résument de façon burlesque notre
malaise quotidien.
Dans les villes,
cités, quartiers, villages, sur les marchés, routes, trottoirs partout la vie
quotidienne devient suffocante. Le stress, l'angoisse, l'agitation
,l'anxiété, l'attente, le désarroi, le désespoir, la détresse, la
douleur, l'émotion, la frousse, l' inquiétude, le malaise,la mélancolie, la
peine, la préoccupation ,le souci, la colère ,la déprime habitent tous les
lieux publics et privés ;et ce n'est pas une belle vitrine commerciale qui va
nous soulager ou bien devant un arrêt de bus.
La conception et
la modulation anarchique de l'espace urbain font que les visages des citadins
expriment constamment ce mal en soi .Toutes les infrastructures du quartier ou
de la cité laissent à la moindre goute de pluie, apparaitre la médiocrité du travail public qu'ils ont subi.
C'est une réalité incontestable visible quotidiennement sur le terrain .Les
routes des APC, toutes refaites de bitume ces derniers temps sont actuellement devenues des bourbiers impraticables. Des picages pour faire
passer des conduites d'assainissements, gaz, eau…des ralentisseurs se dressent
parfois par les habitants de quartier causant des ennuis, des fuites d'eau et
j'en passe… Pourtant, l'absence des lieux de loisirs, la puanteur des égouts et
les saletés urbaines, les maladies (physiques et morales) sont des phénomènes
qui affectent autant les populations dans leurs nouveaux gestes irréfléchies…
Se sont ces
aberrations, ces chimères, ces démences, ces déraisons, ces extravagances, ces
impulsions, qui font que rien ne démarrent du point de vue (économique-social-culturel-…)
dans le sens du poil :permettez-moi que je l'illustre
par cet adage qui nous convient « c'est au moment ou le chasseur amorce sa
chasse , que son chien a envie de faires ses besoins
».
Cultiver le
respect du bien en général avant même le respect de la loi , est une stratégie
éducative de longue haleine qui n'a pas été imputée dans nos mÅ“urs, ni écoles,
ni autres structures publiques, et partout ou les choses qui se mesurent par
l'argent et non par le travail ( culture actuelle),il ne pourra jamais
organiser ni la justice ,ni le respect ;ni l'égalité ;ni la fraternité et
encore moins la prospérité sociale et c'est de cet état de fait que la défaillance
de l'état a mis les valeurs morales , spirituelles, religieuses, sociales dans
le grenier de ses institutions et ses administrations .
La république
veut dire égalité des chances (proscription du passe droit, du piston, corruption , larbinisme, bureaucratie,
le clientélisme ,le copinage, le, mouchardage, le grenouillage et la hogra...)la règle est reine(reine= beauté = force =
soumission) et le droit étant la norme( vertu-intégrité-prospérité)
.
Alors que la
démocratie signifie égalité des droits (ce sont la non mise en application des
normes et des règles qui a engendré et mieux expliciter la défaillance
sociale). Alors ni la première (république) ni la seconde (démocratie) n'ont pu
être concrétiser en Algérie pour assurer et affirmer la véritable force de
l'Etat c'est-à-dire une société forte, équilibrée, organisée , structurée,
libre , respectable ,cadrée par des lois émanant de la société respectueuses
par ses valeurs… L'accumulation d'un certain nombre de nouveaux et mauvais
concepts, valeurs, et comportements qui mènent à la mise en place de maux et
phénomènes sociaux entrainent inéluctablement à
l'explosion sociale ou au carnaval FI DACHRA*.
Le régime
algérien par manque de stratégie de développement travaille en ce sens pour sa
propre destruction, la dérive, la rente, la pauvreté, le chômage, le passe
droit et la corruption petite et grande ,la perte de la morale collective
,l'incivisme, la violence, la fuite des capitaux et des cerveaux vers
l'étranger et même des harragas ,les faux nouveaux
riches (richesse mal acquise), les institutions étatiques officielles soumises
au contrôle du pouvoir et non du peuple ,une société civile fantoche telle
organisée par le pouvoir et non par les citoyens; cette panoplie de concepts
embellissant le paysage politique, économique, sociale et culturel font que la
feuille de route gouvernementale ne contient, ni pensées rationalistes, ni
raison, ni obéissance à la loi morale universelle et aux principes des devoirs
et cela par l'absence de stratégie globale de développement……
*Proverbe.
*Anemiste :ceux qui sont demandeurs
d emplois chez l'ANEM.
*FI DACHRA :dans la cité
* Magistrat
retraité de la Cour
des Comptes
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Benallal Mohamed *
Source : www.lequotidien-oran.com