La CNEP casse les taux d’intérêts
La CNEP banque marque en trombe son retour dans le circuit du financement automobile. Son P-DG Djamel Bessa a non seulement annoncé, hier, la reprise officielle, et à compter de la fin de ce mois, du crédit véhicule, mais aussi avec beaucoup de bonnes surprises pour la clientèle.
 Des taux d’intérêts à hauteur de 6,75% à la durée de remboursement de cinq années en passant par la suppression du plafond de revenus et la rapidité du traitement (3 jours), la CNEP a redoublé de cadeaux pour se (re)faire une place dans un créneau où la concurrence fait rage entre les différentes banques privées et publiques. Cette banque compte ainsi reprendre sa place dans ce créneau de crédit à la consommation pour «mieux assurer son rôle de banque de ménage et de détail», promet son P-DG. Et pour ce faire, la CNEP annonce quelques nouveautés pour attirer la clientèle. Ainsi le financement de la banque dépendra du prix d’acquisition du véhicule qui s’étale sur un large spectre entre 500.000 et 5.000.000 de dinars. S’agissant des taux d’intérêts, ils varieront en fonction à la fois du délai de remboursement et de la qualité du demandeur de crédit, s’il est épargnant ou non auprès de cette banque. Ainsi, pour un véhicule dont le prix d’acquisition TTC qui oscille entre 500.000DA et 2 millions de D.A., la part de financement de la CNEP est fixé à 90% de ce prix. Par contre, pour les véhicules dont le coût TTC est inférieur à 500.000 D.A. ou supérieur à 2 millions de D.A., la CNEP apportera un financement à hauteur de 50% de ce même prix d’achat. La durée de crédit va de 4 à 5 ans, selon le choix du postulant. Les taux d’intérêts sont fixés, selon les cas, entre 6,75% et 7,75% annuellement et l’âge limite du demandeur de crédit est fixé à 65 ans. Dans les détails, quand il s’agit d’un crédit d’une durée de 4 ans, le taux d’intérêt annuel est de 6,75% pour les épargnants auprès de cette banque et de 7,5% pour les non épargnants. Par contre, pour un prêt d’un délai de remboursement de 5 ans, le taux d’intérêt est de 7% pour les épargnants et de 7,75% pour les non épargnants, a expliqué de son côté le directeur des crédits à la consommation auprès de la CNEP, Selim Messaoudi. Par ailleurs, et quand il s’agit d’un crédit de 500.000 D.A. et d’une durée de 4 ans, la mensualité que doit payer l’emprunteur avoisine les 12.400 D.A. s’il est épargnant CNEP et 12.620 D.A. s’il ne l’est pas. Et pour mieux clarifier les choses, la CNEP tient à préciser qu’elle entend par épargnant celui qui dispose d’un livret d’épargne CNEP de trois années d’ancienneté au moins et d’un cumul d’intérêt minimal de 5.000 D.A. S’agissant des conditions d’obtention de ce crédit, le postulant doit obligatoirement justifier d’un revenu stable.
Sur un autre registre, il est intéressant de savoir pourquoi avoir suspendu cette formule au moment où elle connaissait une grosse affluence?
«La CNEP est sortie temporairement de cette catégorie de marché car elle voulait à l’époque relancer en priorité son activité principale qui est le crédit hypothécaire pour le financement de l’habitat». Ce responsable évoque également le «souci de s’adapter plus efficacement, en termes concurrentiels, à la situation du marché du crédit véhicule en offrant un produit présentant des avantages comparatifs en termes de taux d’intérêt et de délai de remboursement», pour justifier cette pause de deux années.
Cela étant dit, l’intérêt de la nouvelle offre de la CNEP réside dans le fait qu’aucune condition préalable sur le revenu minimal n’est exigée au postulant pour pouvoir obtenir le crédit véhicule. «Nous devons seulement nous assurer que le demandeur dispose d’un revenu suffisant qui puisse lui permettre de rembourser sa dette aux échéances fixées», assure M. Bessa nuançant, toutefois, que le SNMG pourrait tout de même être fixé comme le revenu minimal exigible. En revanche, il a indiqué que la capacité d’endettement ne peut excéder 40% du revenu mensuel net de l’emprunteur, déduction faite de l’ensemble d’éventuelles échéances au cas où il aurait déjà contracté d’autres crédits auprès de la CNEP ou d’autres banques. «Notre souci est de ne pas mettre le client dans une situation de surendettement», a-t-il affirmé.
Sur une question de La Voix de l’Oranie pour connaître l’avenir réservé au crédit logement, le P-DG de la CNEP banque est catégorique. «Nous n’abandonnons pas le financement des logements qui avoisine les 3 milliards de dollars. Seulement, a-t-il soutenu, nous comptons faire bénéficier également nos sept millions de clients du crédit véhicule». En tous les cas, il se dit tout à fait disposé à financer et le logement à travers le crédit hypothécaire et le véhicule. Et ce dernier ne sera pas au dépend du logement». Interpellé par ailleurs sur les clients en difficulté de paiement de leur crédit, Bessa Djamel rassure. «La CNEP banque ne ferme pas la porte à la négociation, mais pas pour n’importe quel motif. Ainsi, il propose le rééchelonnement des dettes avec un échéancier précis respectant la durée du crédit.
Il est certain tout compte fait que le retour de la CNEP dans le financement automobile va encore booster ce marché surtout que les taux d’intérêts concurrentiels qu’elle propose inciteront sans doute les autres banques privées notamment la Baraka Bank et Cetelem à revoir leurs copies.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com