Lorsque la santé publique est en vente aux enchères
Le volume de la production agroalimentaire connaît une hausse considérable pendant la saison estivale et l’offre dépasse souvent la demande. D’une part, les produits, de diverses marques, qualités et même de prix, qui inondent les différentes surfaces commerciales à Oran, l’on peut facilement comprendre que les besoins et les goûts de tous types de consommateurs sont plus que satisfaits en matière de produits alimentaires.
 En revanche, cette satisfac-tion ne semble concerner que la diversité et la quantité des produits destinés à la vente et ignorer radicalement les normes de santé et d’hygiène dont l’importance va de la santé voire de la vie des consommateurs. Il est vrai que les services de contrôle de qualité et lutte contre la fraude et de l’inspection vétérinaire renforcent leur mesures et leurs interventions en direction des principaux espaces de vente, il n’en demeure pas moins, que des quantités de produits non négligeables échappent aux actions de contrôle de ces services, notamment, pour ce qui est des produits importés de l’extérieur via des canaux illégaux. Les produits à nature végétale figurent à la tête des articles alimentaires répugnants et présentant un risque majeur sur la santé des citoyens, selon les investigation menées par des services contre la fraude. En effet, les services de l’inspection vétérinaire dépendant de la direction des services agricoles font savoir que 09 mille établissements spécialisés dans l’agroalimentaire est soumis de manière systématique à des opérations de contrôle. Sur ce total, 1613 interventions ont été effectuées durant le mois de juin dernier. Une période qui, habituellement, pilote le programme d’action, conçu spécialement pour la saison estivale. Ainsi, environ 740 entre avertissements et mises en demeure et 54 décisions de fermeture ont été enregistrés pendant ce mois.
Les produits à nature végétale figurent à la tête des articles alimentaires infects présentant un risque majeur sur la santé des citoyens
Le plus grand nombre de décisions de fermeture concernent les boucheries et les établissements de restauration. Pour ce qui est de la quantité des viandes soumise au contrôle des services compétents, elle est estimée à 13 mille tonnes depuis le début de l’année en cours. Selon les responsables des services de contrôle dépendant de la direction du commerce et de l’inspection vétérinaire, la situation des produits frais destinés à la consommation pendant ce mois d’été ne rassure guère. La vigilance de nos services et celle des citoyens demeurent nécessaire, notamment, qu’un bon nombre d’espace de vente des produits alimentaires n’est pas autorisé et échappe aux actions de contrôle, précise-t-ils. L’on croit savoir que les activités de vente de ces produits sont exercées dans pas moins de 04 mille lieux alors que les surfaces autorisées ne dépassent pas les 1384. Toujours dans le contexte des actions de lutte contre ces fléaux, l’on révèle que les délégués de l’inspection vétérinaire détachés auprès des communes notifient de manière permanente les présidents des APC sur les espaces de vente illicites et faisant objet de dépassements.
 Des unités d’élevage de volaille situées au sein du tissu urbain ont été averties de fermeture. L’une d’entre elles est située à la place des Victoires et elle vient d’être fermée.
Les lieux, où s’opère l’abattage clandestin des moutons, constituent l’un des problèmes souvent évoqués avec les présidents des APC, notamment, que la responsabilité d’interdire ce genre de pratiques punies par la loi relève des prérogatives des maires. Il faut savoir que le nombre de camions frigorifiés accrédités par l’inspection vétérinaire est estimé à 180 consacrés essentiellement au transport des produits laitiers et ses dérivés et les viandes. Ces camions sont soumis au contrôle de l’inspection chaque six mois, délais fixés par la réglementation pour le renouvellement des accréditations délivrées. Une mesure qui ne semble pas suffisante, étant donné, qu’un bon nombre de ces camions frigorifiés ne sont pas utilisés uniquement pour le transport mais aussi pour la vente en plein air. Chose qui détourne ces camions frigorifiés de leur utilité et efficacité, puisqu’ils restent ouverts tout au long de la journée et les produits qu’ils contiennent sont exposés aux microbes et à toutes sortes d’infection.
Par ailleurs, il n’est pas inutile de souligner que les chambres froides existant à Oran et réparties principalement sur les zones industrielles sont soumises à des opérations de contrôle menées conjointement par les services de la direction du commerce et l’inspection vétérinaire.
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83,83% des bétails en élevage ont été vaccinés contre les différentes maladies et 240 exploitations agricoles agréées
Sur un autre registre, l’on apprend que des unités d’élevage de volaille situées au sein du tissu urbain ont été averties de fermeture.
L’une d’entre elles est située à la place des Victoires et elle vient d’être fermée suite à plusieurs correspondances faites aux autorités compétentes et dans lesquelles le voisinage se plaignait du risque de pollution et d’infection de l’environnement de proximité que pouvait provoquer cette unité d’élevage.
L’on apprend, en outre, que les services vétérinaires ont agréé plus de 240 exploitations agricoles l’année dernière contre 45 cette année. La transmission directe des maladies des animaux vers l’Homme est l’autre sujet critique qui inquiète et qui s’impose dans la stratégie de promotion de la santé publique. La propagation des chiens errants dans les quartiers d’Oran constitue un vrai souci qui s’est intensifié avec la multiplication des cas de victimes de morsures de chiens ayant coûté la vie à de nombreuses personnes.
Les autorités de la wilaya, chargées de ce dossier, affirment avoir abattu 1524 chiens dont mille l’année dernière. Pour ce qui est des activités ordinaires des services de vétérinaires, il faut savoir que 83,83% des bétails en élevage ont été vaccinés contre les différentes maladies. N’oublions pas le feuilleton de la «blue tong» qui a ravagé nombre de wilayas du pays et dont les conséquences sur le plan économiques ont été plus ou moins ressenties. Ces actions ont touché également les établissements d’importation de viandes et de poissons qui proviennent essentiellement des pays de l’Amérique latine.
Par A.A & S.A.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com