Oran - Revue de Presse

Coordination des syndicats autonomes de la Fonction publique Journée de protestation demain



La coordination des syndicats autonomes de la Fonction publique appelle à une journée de protestation nationale pour le 15 janvier, en signe de réprobation de leur marginalisation par les pouvoirs publics et de refus de la grille des salaires et du statut général de la Fonction publique. La coordination est composée de 12 syndicats autonomes représentant les secteurs de la Fonction publique de : l'Education nationale (SNAPEST, UNPEF, SATEF, SNTE), de la Santé (SNPSSP, SNPSP, SNPDSM, SNMASM, SNAPSY), l'Enseignement supérieur (CNES), l'Administration publique (SNAPAP) ainsi que le Syndicat national des vétérinaires de la Fonction publique, réunis hier lors d'une conférence de presse organisée au siège de l'UNPEF. Au menu des revendications de cette coordination, figure bien évidemment la « nécessité de la révision de la nouvelle grille des salaires », ainsi « l'ouverture d'un dialogue » avec les pouvoirs publics. Dans le chapitre de la grille salariale, ces syndicats autonomes estiment qu'elle comporte d'énormes incohérences, en plus du fait d'avoir été concoctée « par des gens qui ne sont pas au fait des spécificité des secteurs concernés ». La coordination réclame avant tout l'augmentation de la valeur du point indiciaire de 45 (actuellement) à 70 DA. Car, comme l'explique Meziane Meriane du SNAPEST « en excluant les primes la valeur de l'indice va tomber à 30 DA ». Autre problème évoqué à propos de la nouvelle grille salariale, c'est l'incohérence constatée entre les diplômes et les classifications de certaines catégories de fonctionnaires. L'on cite à titre d'exemple, le cas des professeurs de l'enseignement technique « qui ont été classés à la 10e catégorie malgré un niveau bac 3, alors que ceux qui ont bac 2 ont été classés à la 12e catégorie ». Mais en toile de fond, la journée de protestation de demain c'est surtout pour reconduire l'éternelle revendication des syndicats autonomes d'êtres reconnus par les pouvoirs publics comme interlocuteurs, en particulier lorsqu'il s'agit d'importantes décisions touchant au devenir de la Fonction publique. « Les différents syndicats autonomes de la Fonction publique représentent 70 % de l'ensemble des fonctionnaires, ce n'est donc pas une hérésie que de demander qu'on soit écouté dans les questions nous concernant », affirme le Dr Yousfi du syndicat des spécialistes (SNPSSP). Que pensent les membres de la coordination de la récente déclaration du Chef du gouvernement affirmant que les « portes du dialogue ont toujours été ouvertes » ? Meziane Meriane ne peut s'empêcher de rappeler à Belkhadem le traitement qui a été affligé à la délégation de la Coordination le 6 octobre 2007 devant la chefferie du gouvernement. « Personne ne nous a reçu, pas même le chef de cabinet. Nous avons été obligés de laisser notre lettre adressée au responsable de l'exécutif au bureau d'ordre », précise-t-il. « Mais, ajoute Meriane, nous prenons note de la déclaration du Chef du gouvernement et nous sommes prêts à répondre à toute invitation officielle au dialogue avec les syndicats autonomes ». Interrogé sur certaines « dissensions » entre les syndicats autonomes, Dr Yousfi a tenu à préciser qu'« il n'y a jamais eu d'invitation officielle pour intégrer la Coordination ». « Nous avons commencé à 6 syndicats, nous sommes à 12. Les gens viennent d'eux-mêmes, sans protocole, pour défendre des intérêts communs », ajoute-t-il. Invités à commenter la grève qui sera lancée par le CLA, Meziane Meriane affirme l'appui total de la coordination à cette action et précise que « le choix du 15 janvier pour la journée de protestation c'est justement pour soutenir nos amis du CLA ». Par ailleurs, Meriane n'a pas voulu commenter les propos de Rachid Malaoui, il s'est juste contenté de dire : « Nous ne nous trompons pas d'adversaire. Toute action qui converge vers les intérêts des fonctionnaires est la bienvenue, quel que soit le syndicat initiateur ». Quant à l'après-15 janvier, « tout dépendra des bases respectives des syndicats de la coordination », lance Meriane qui n'exclut pas un élargissement du mouvement si les adhérents le souhaitent et si les pouvoirs publics persistent à ignorer les revendications des syndicats autonomes et leur dénier l'existence.
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