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Contradictions françaises



Badr Eddine Mili nous écrit : En suivant, à la télévision, le défilé militaire du 14 Juillet sur les Champs-Elysées, où l'armée française a déployé 5 000 hommes puissamment équipés, j'ai relevé que parmi les blindés qui descendaient la célèbre avenue, face à la tribune officielle, il y en avait un qui portait le nom de baptême de «Constantine 1837», en référence, certainement, à la bataille au cours de laquelle les généraux Saint Arnaud, Damremont et Perrégaux tentèrent, en vain, de conquérir la ville rebelle.
En arborant sur un véhicule blindé, un jour de fête nationale, un signal aussi belliciste, l'armée française, dont le président de la République est le chef suprême, n'a-t-elle pas tenu, dans son langage codé favori, à justifier la colonisation de l'Algérie, se glorifiant de «faits d'armes» honteux comme le massacre, cette année-là, de milliers de Constantinois, femmes, vieillards et enfants, jetés dans les précipices du Rhummel. Cet important «détail» ne contredit-il pas, en fait, la lettre et l'esprit des messages que les nouvelles autorités françaises adressent, ces derniers temps, à l'opinion algérienne pour accréditer une nouvelle vision des relations entre l'Algérie et la France ' Ou bien a-t-on affaire, par ce biais-là, à un rappel à l'ordre de «la grande muette» française envoyé au pouvoir civil, quant aux lignes rouges à ne pas franchir sur les questions de la mémoire.
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