L’Association des commerçants en appelle à l’arbitrage du wali
Après ceux du marché de Sidi Okba avec lesquels ils partagent les mêmes problèmes et qui ont décidé d’organiser, le 5 août prochain, un sit-in face au siège de la wilaya d’Oran, les commerçants de Souk El-Kettane montent à leur tour au créneau.
En effet, les pouvoirs publics auxquels ils se sont adressés pour les aider à régler les problèmes qui les opposent à l’APC d’Oran n’ayant pas répondu à leurs attentes et cette même commune les ayant sommés de payer les arriérés de loyers cumulés depuis leur triplement par une délibération qu’ils qualifient de scélérate, les commerçants de Souk El-Kettane de M’dina Jdida décident de se joindre à eux et d’observer le même jour leur propre sit-in pour faire avancer leurs revendications.
Pour rappel, en l’an 2000, l’APC d’Oran, alors présidée par Zitouni, avait décidé de multiplier par 3 le montant du loyer des locaux à usage commercial relevant de son patrimoine. Depuis lors, un interminable bras de fer oppose l’APC aux occupants des locaux communaux. Avec l’arrivée de Djellouli Noureddine à la tête de la mairie d’Oran, décision avait été prise par lui de geler l’application de cette délibération ainsi que le versement des loyers qu’il avait estimés excessifs. Leurs multiples démarches n’ayant abouti à rien, les commerçants de Souk El-Kettane ont saisi l’APN à travers le président du groupe parlementaire du RND qui a, à son tour, saisi le ministre du Commerce et le wali d’Oran auxquels il a demandé «d’étudier avec bienveillance le dossier des commerçants de M’dina Jdida confrontés à l’augmentation du loyer et qui n’arrivent que difficilement à subvenir à leurs besoins quotidiens». Deux mois s’étant depuis écoulés et les commerçants ne voyant rien venir, ils ont décidé de se rencontrer, le 5 du mois prochain, face à la wilaya pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur leur situation. Selon le président de l’Association de Souk El-Kettane «Etant légalistes, nous avons favorisé les voies légales pour faire aboutir nos légitimes revendications. Dans ce cadre, nous demandons avec insistance à l’APC d’Oran de réparer le tord qui nous est fait et, le cas échéant, au wali de se substituer à l’organe délibérant défaillant et nous rétablir dans nos droits. Refusant les extrêmes, nous sommes entièrement disposés à dialoguer avec M. le wali dont nous savons l’intérêt qu’il porte à ses administrés. Le 5 août étant pour très bientôt, nous espérons être reçus par lui avant cette échéance.» Ces cris de détresse et ces appels au secours seront-ils entendus d’ici là. Nous le saurons très certainement bientôt.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com