Oran - A la une

"Comment assumer les dépenses '"



Aujourd'hui, beaucoup de familles sont réduites à constater leurs difficultés, voire leur incapacité à se nourrir suffisamment pour prétendre à une alimentation équilibrée.Les augmentations continues des prix des produits de large consommation ont fini par plonger les Oranais dans la détresse. "La tomate à 240 DA le kilogramme ! Mais comment en est-on arrivés là '!", s'exclame avec sidération Amine devant le prix affiché dans l'un des marchés de fruits et légumes de la ville d'Oran.
À côté du fruit rouge, les autres légumes sont proposés à des prix dépassant l'entendement : le haricot mange-tout est proposé à 450 DA le kilogramme, les petits pois à 350 DA et la courgette à 200 DA.
Le prix du kilogramme de fèves a désormais atteint 150 DA, tandis que celui de la pomme de terre est descendu à 75 DA après avoir plafonné à 120 DA. "Désormais, on mangera des pâtes tous les jours", jette Amine qui loue le ciel de ne pas avoir une famille nombreuse.
Aujourd'hui, beaucoup de familles sont réduites à constater leurs difficultés, voire leur incapacité à se nourrir suffisamment pour prétendre à une alimentation équilibrée.
"Je ne pouvais pas acheter du poisson, je ne pouvais me permettre de la viande et aujourd'hui, j'ai du mal à acheter de la pomme de terre en quantité suffisante. Mais où allons-nous '", peste cette ménagère.
Le désarroi des consommateurs est aussi alimenté par l'augmentation des prix des légumes secs : les lentilles, pâtes et pois chiches qui permettaient de remplacer les légumes dans la cuisine deviennent difficilement accessibles pour le plus grand nombre, étant désormais proposés respectivement à 300, 120 et 200 DA. Inutile de parler des viandes rouges ou blanches et des fruits qui sont quasiment devenus un luxe pour la population.
Pour beaucoup, cette situation, qui embarrasse également les commerçants, notamment les petits épiciers de quartier, est due à l'incapacité des pouvoirs publics à réguler le marché. "En l'absence des autorités, plus personne ne respecte la loi", estime cet épicier de Belgaïd, craignant de nouvelles augmentations dans les prochains jours.
"Elles vont toucher les produits laitiers comme les yaourts et les flans. Nous devions recevoir une commande, mais la livraison a été interrompue en raison d'une hausse brusque des prix. La situation est vraiment préoccupante", se désole-t-il.
Et ce n'est pas la révision du point indiciaire des salaires dans la Fonction publique, annoncée pour le deuxième semestre, qui calme la colère des consommateurs. "Que peut une hausse de salaire face à 10 augmentations des prix '", se demande un salarié, père de trois enfants.
Question légitime que les Algériens se posent depuis nombreuses années, tandis que leur pouvoir d'achat s'effondrait jusqu'à ne plus pouvoir se permettre l'achat d'un kilogramme de sardines.

S. OULD ALI
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