
Le pôle universitaire 8000 lits de Belgaïd à Oran a été le théâtre, vendredi dernier, d'une intoxication collective dont ont été victimes 56 résidentes.Ce chiffre nous a été avancé par des sources crédibles de l'Etablissement hospitalier universitaire 1er Novembre (EHU) d'Oran. Pour information, le pôle universitaire de Belgaïd englobe trois cités. C'est dans la cité numéro 2, celle où résident les filles, que l'incident a eu lieu aux alentours de midi. Un peu moins d'une soixantaine de résidentes, après avoir déjeuné, ont ressenti des douleurs stomacales, et les services des urgences se sont attelés aussitôt à les emmener à l'EHU. «Quand elles sont arrivées en catastrophe, elles étaient dans un état lamentable. Elles vomissaient et avaient de sévères diarrhées. La salle de déchoquage de l'EHU était mise sens dessus dessous. Leur intoxication avait pour origine une alimentation malsaine», nous raconte une source crédible de l'EHU.Cela étant dit, leur cas n'était pas très grave pour autant, et après avoir reçu les premiers soins elles ont quitté l'hôpital. Au total, leur admission au sein de cet établissement n'a duré que quelques heures. Mais ce n'est pas tout : fait nouveau, le lendemain, c'est-à-dire samedi, une dizaine de ces résidentes sont retournées à l'EHU, victimes une nouvelle fois d'une autre intoxication médicamenteuse. «Le traitement antidiarrhéique qu'elles avaient pris, en l'occurrence le Semecta, était périmé», nous explique notre source.Cette affaire a mis en émoi le pôle universitaire de Belgaïd. Les étudiantes victimes d'intoxication alimentaire que nous avons approchées pour solliciter leur témoignage n'ont pas souhaité s'exprimer pour le moment. Cela dit, les résidents habitant ce pôle universitaire, dans leur ensemble, condamnent cet incident, et sont révoltés par un tel laisser-aller. Ils réclament davantage d'hygiène et de propreté, notamment dans les cantines. Ils ont d'ailleurs organisé un rassemblement de colère devant la cité pour manifester leur indignation.La manifestation s'est déroulée dans le calme et aucun dépassement n'a été signalé. Il faut noter que ce n'est pas la première fois que le pôle universitaire de Belgaïd est le théâtre d'un tel fait gravissime. Au mois de mars dernier, plus d'une cinquantaine d'étudiantes ont été victimes, elles aussi, d'une intoxication similaire. «Cela nous pousse à aller nous restaurer dehors, et vous savez très bien qu'on ne peut se le permettre avec nos petites bourses», nous explique un des résidents. Nous avons appris que la gendarmerie nationale mène actuellement une enquête pour déterminer les origines exactes de cette intoxication collective.Des prélèvements ont été effectués sur les repas, et tout porte à croire, selon des sources fiables, que c'est la mayonnaise consommée par ces étudiantes qui était avariée. Un des responsables du pôle universitaire, parlant sous le couvert de l'anonymat, nous a déclaré en substance : «Pour l'heure, tant que la gendarmerie mène l'enquête, on ne peut faire aucun commentaire. On ne peut dire si cet incident malheureux est dû à un acte délibéré ou pas.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Akram El Kébir
Source : www.elwatan.com