Oran - Revue de Presse

Colère chez les transporteurs de la ligne 5



Les transporteurs de la ligne 5, assurant la desserte entre Sidi El-Hasni et les quartiers de terrain Chabat, Ras El-Aïn et Les Planteurs, ont observé un arrêt de travail durant l'après-midi du mardi et une partie de la matinée d'hier, pour dénoncer le nouvel itinéraire qui leur a été imposé, suite aux travaux engagés pour l'achèvement de la nouvelle route de Ras El-Aïn.

Selon des transporteurs, propriétaires de minibus rencontrés hier, cette action de protestation symbolique se veut avant tout un moyen pour attirer l'attention des responsables concernés sur leurs conditions de travail.

«Il y a une année, la route principale que nous empruntions a été fermée pour cause de travaux. Pour parer à cette situation, on nous a ouvert une voie d'accès très accidentée et très dégradée et malgré cela nous avons accepté d'assurer le transport pour ne pas pénaliser les milliers de citoyens. Mais, aujourd'hui, il est carrément impossible de travailler», assure un transporteur, qui ajoute que «même cette voie d'accès a été fermée pour travaux. Comme solution de rechange, on nous a proposé de passer par une étroite ruelle piétonne, située sous un immeuble qui menace de s'effondrer à tout moment», assure notre interlocuteur. Ce dernier indique que les transporteurs ont à choisir entre deux options: soit un détour de quelque 3 km, par Sidi El-Houari, soit passer par cette nouvelle voie d'accès. La crainte des transporteurs d'opter pour le passage par cette nouvelle voie s'est davantage accentué après l'accident survenu, il y a deux jours, quand un tracteur s'est renversé. Cet arrêt de travail des transporteurs a pénalisé des milliers d'usagers contraints de rallier le centre-ville à pied ou opter pour les clandestins qui ont saisi cette opportunité pour revoir leurs prestations à la hausse. Certains écoliers ont dû rebrousser chemin et sécher leur cours car n'ayant aucun moyen pour rejoindre leurs établissements.

«En l'absence des bus, les clandestins imposent leurs prix. La place est passée de 20 à 30 DA, voire 40 DA», affirme un habitant des Planteurs. Hier, aux environs de midi, les premiers transporteurs avaient repris le travail et ont décidé d'emprunter la nouvelle voie, malgré tous les dangers qu'elle présente.


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