Oran - A la une

Cinq ans de prison pour la fausse magistrate



Le procureur près le tribunal pénal d'Oran a requis hier une sentence de cinq années de prison ferme à l'encontre d'une dame accusée d'usurpation de fonction en se faisant passer pour une juge conseillère près la Cour suprême. La même sentence a été réclamée à l'encontre de l'époux de «la fausse magistrate, s'identifiant à la Cour suprême», ce dernier est poursuivi pour le chef d'inculpation lié à «l'usurpation de fonction» en se faisant passer, lui aussi, pour un officier des services de sécurité. Le mis en cause est également accusé de faux et usage de faux, fausse écriture sur des documents et escroquerie. Selon l'acte d'accusation, cette affaire n'est pas un simple fait divers. Les deux mis en cause ont, dans leur supercherie, fait plusieurs victimes en faisant miroiter aux uns le rêve d'acquérir des habitations décentes et aux autres «plusieurs privilèges» tout en s'engageant à jouer le rôle d'intermédiaires, en contrepartie d'importantes sommes d'argents variant entre 800000 et 1000000 dinars, auprès des instances et des institutions de l'Etat, comme l'Office de promotion et de gestion immobilière, de la direction du commerce, la direction de l'urbanisme, de la direction de l'agriculture et autres. L'affaire, qui a été traitée par les policiers de la sûreté de daïra d'Ain El Türck, touche plusieurs individus ayant été victimes du piège tendu par le couple «faussaire». Il s'agit, notamment, de deux bijoutiers, pour lesquels les deux individus se sont engagés à intervenir à leur profit, en vue de régulariser leur situation administrative vis-à-vis des services fiscaux. à ces derniers s'ajoutent plusieurs autres personnes ayant été bernées par le duo composé de «la fausse juge et du faux officier des services de sécurité», des richissimes hommes d'affaires, en plus de plusieurs autres citoyens en quête d'un logement décent. Tel que rapporté par l'acte d'accusation, les deux dernières victimes sont deux autres personnes ayant été totalement abusées par les deux mis en cause. La première est une fonctionnaire à la direction du commerce, qui était en quête d'une promotion au poste supérieur, tandis que la seconde est un commerçant ayant été filouté, en lui proposant une importante transaction commerciale en contrepartie d'un pactole de 1 million de dinars.Le rapport d'enquête, cité par le document d'accusation, fait état «de l'incroyable prouesse» des deux mis en cause en excellant dans l'exhibition des «fausses pièces professionnelles» difficiles à authentifier d'un simple regard. Après les auditions, suivies du réquisitoire prononcé, hier, matin par l'avocat général, l'affaire est mise en délibéré et le verdict sera rendu le 30 juin de l'année en cours.
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