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Cinémathèque : un des premiers films d'animation à l'écran



Cinémathèque : un des premiers films d'animation à l'écran
Considéré comme le plus ancien long métrage d'animation conservé, le film «Les aventures du prince Ahmed» sera projeté aujourd'hui mercredi à la cinémathèque d'Oran à l'initiative de l'Institut Goethe en collaboration avec l'AARC (Agence algérienne pour le rayonnement culturel).
Inspiré du conte des «Mille et Une Nuits», Die Abenteuer des Prinzen Achmed, titre original en allemand, le film est réalisé en 1926 par Lotte Reiniger qui a utilisé la technique du papier découpé.
La réalisation a duré trois ans, de 1923 à 1926, avec la conception et la manipulation de 100 000 images environ, ce qui donne une durée du film de 65 mn (24 images par seconde). La première projection officielle du film a lieu à Berlin, au cinéma Gloria-Palast, le 3 septembre 1926. Deux essais, l'un en Allemagne (mai1926), l'autre à Paris (France, en juillet de la même année) ont précédé cette projection historique.
«Un mage africain crée un cheval volant, et le propose à un calife, qui lui achète contre ce qu'il voudra parmi ses trésors. Le mage choisit sa fille, la princesse Dinarsade, et montre au fils du calife, le prince Ahmed, comment faire pour monter le cheval. Le prince l'essaie et s'envole aussitôt, mais le mage ne lui a pas montré comment faire descendre le cheval», lit-on dans le synopsis qui introduit les aventures du prince devant l'emmener jusqu'à la lointaine Chine. Cette 'uvre rare a bénéficié d'une restauration effectuée en 1999. La musique originelle était composée par Wolfgang Zeller. A propos de musique, la projection, comme pour recréer l'ambiance de l'époque, sera accompagnée par l'ensemble Klang Essenz, une petite formation qui a pour ambition d'intéresser le plus grand public à la musique classique contemporaine, baroque et romantique inspirée de l'orchestre philarmonique de la ville de Iena.
La formation qui effectuera le déplacement à Oran devra, en principe, comporter une flûte (Lydia Brun), un hautbois (Jorge Schneider), un violon (Solveing Rosenhauer), un violoncelle (Lukas Helbig) et un piano (Varda Albota). Hier, les organisateurs locaux du secteur de la culture étaient afférés à étudier les possibilités de déplacer un piano de l'une des institutions culturelles de la ville (le théâtre régional, le Conservatoire ou l'Institut régional de musique). A noter que, durant la période du cinéma muet, des orchestres accompagnaient les projections des films, une initiative prise au départ pour camoufler les bruits désagréables du matériel de projection qui n'a rien à voir avec les équipements sophistiqués d'aujourd'hui.


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