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CHU Mustapha Pacha



CHU Mustapha Pacha
Censé être la référence en matière d'accueil et de prise en charge des malades dans la capitale, le Centre hospitalo-universitaire Mustapha Pacha offre une piètre image.Le Centre hospitalo-universitaire Mustapha Pacha abrite plusieurs spécialités. Certaines d'entre elles nécessitent du calme pour les malades ainsi qu'une prise en charge totale. Mais rien n'est fait pour rendre le cadre hospitalier agréable, notamment aux nombreux malades qui affluent des quatre coins du pays. Le manque d'infrastructures hospitalières spécialisées à travers le pays telles que le centre de cancérologie Pierre et Marie.Curie oblige les malades à se déplacer jusqu'à Alger. Aux portes de l'hôpital, c'est l'entonnoir. Une vingtaine de voitures s'agglutinent devant l'entrée pare-chocs contre pare-chocs. Les esprits s'échauffent en raison du temps perdu pour accéder à l'intérieur. L'entrée et la sortie des nombreuses ambulances n'arrangent en rien les choses, les automobilistes et leurs malades doivent prendre leur mal en patience. Le portail passé, l'anarchie continue, les klaxons résonnent de partout. «Ma femme se fait opérer aujourd'hui, je devrais être à son chevet, mais je suis dans le parking à jouer au chat et la souris avec les gardiens», confie un homme venu de Biskra.Les malades viennent de partout : Oran, Blida, Tiaret, Biskra, Tamanrasset... Certains expliquent qu'ils y sont forcés faute de moyens. «Nous sommes venus de Tamanrasset pour avoir un rendez-vous au CPMC, mais ce n'est pas facile. La prise en charge et l'orientation ne sont pas dignes du plus célèbre hôpital d'Algérie», s'exclame un père de famille. Aux abords du service des urgences, une indescriptible anarchie règne en maître des lieux, les agents ne savent plus où donner de la tête, les cris et les remarques en tous genres se font entendre.Les ambulances et les automobiles s'entassent devant l'étroit passage. Les familles déchargent leurs malades comme de vulgaires sacs de patates. A l'intérieur du service, un jeune homme dans un état comateux, d'origine oranaise, est installé sur un brancard. Sa famille s'étonne du manque d'encadrement. «Il a été mis sur ce brancard et abandonné. Le coma demande un calme absolu ; or les gens vont et viennent à longueur de journée.» Ce patient devrait être installé en soins intensifs. La raison qui explique sa présence au rez-de-chaussée est la panne de l'ascenseur qui est à l'arrêt temporairement.Un virée au Centre Pierre et Marie Curie, structure dédiée aux cancéreux et à la chimiothérapie. L'affluence est grande. Différentes régions du pays sont représentées : Centre, Est, Ouest Sud. Dans le hall, un nombre de personnes attendent leur tour pour une consultation. Au service chimiothérapie, les patients sont nombreux, chaque malade est accompagné par au moins deux membres de sa famille, ce qui engendre une foule que les agents n'encadrent pas. Pour faire une chimiothérapie, les malades doivent prendre leur mal en patience, et cela durant plusieurs mois. «On attend à longueur d'année pour obtenir un rendez-vous.L'expectative peut durer six mois voire un an. Le cancer n'est pas une maladie facile et la mort peut surgir à tout moment», s'indigne Faïza, une jeune femme, tout en affirmant que partout pour faire la chimiothérapie et devant l'urgence, certains font appel à des connaissances. Anarchie, cohue, manque de places, parkings surchargés. Un quotidien chaotique, dont les désagréments commencent dès les premières heures jusque tard le soir au centre hospitalier universitaire Mustapha Pacha.


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