Oran - Revue de Presse

Béni-Saf Travaux de viabilisation inachevés, acquéreurs dans le flou



«Nous sommes face à un mur», décrie un groupe de citoyens dans une lettre, dont le Quotidien d'Oran en est destinataire d'une copie, adressée le 23 décembre dernier à plusieurs responsables, leur demandant notamment d'intervenir pour mettre fin à leur situation, une affaire de viabilisation de lots de terrain qu'ils trouvent confuse et trop perdurée. Les expéditeurs relatent dans la lettre, qu'ils avaient acheté des lots de terrain, convertissables à usage d'habitation, auprès d'un terrien qui en a fait sa propre affaire, la promotion immobilière. Ces acheteurs indiquent aussi que le promoteur en question n'a cependant pas respecté tous ses engagements, réglé pleinement le dossier de la viabilisation (aménagement de toutes les commodités). Leur surprise, ajoutent-ils dans la lettre, fut quand les services techniques de l'APC de Béni-Saf qui, en réponse à leurs demandes de permis de construire, ont émis un avis défavorable avec la mention «travaux de viabilisation non achevés». Alors, déboutés, les auteurs de la lettre affirment être allés, maintes fois, prendre langue avec le promoteur pour lui demander de régulariser ce problème afin que soient levées ces réserves et soit relancée la procédure de l'obtention des permis de construire. Ce dernier s'est engagé (un peu pour reprendre leurs termes) à effectuer les travaux d'aménagement du site et lever les réserves avant mi-octobre 2007. Mais rien n'a été terminé. Les pauvres gens avaient cependant pris aussi attache avec l'ancien maire pour lui demander de faire quelque chose sinon d'apporter des éclaircissements. Ce dernier leur a conseillé de s'adresser au promoteur. Démarche anormale, s'insurgent ces pauvres gens, car même si le permis de lotir est délivré, la réglementation en vigueur ne permet pas à un promoteur immobilier privé de commercialiser des lots de terrain à usage d'habitation si les travaux d'aménagement ne sont pas au préalable achevés. Autrement dit, à qui la faute, à l'APC, au promoteur ou aux acheteurs d'avoir payer trop tôt ? Au niveau des services concernés, le constat est clair «travaux de viabilisation non achevés». Pour entendre la version du promoteur, le Quotidien d'Oran est allé, mercredi matin, rencontrer ce dernier à l'adresse où le courrier (notamment une mise en demeure) lui a été envoyé par les acheteurs. Sur place aucune ombre humaine. Enfin, ces acheteurs dans le flou réclament toute la lumière sur cette affaire qui, noteront—ils dans leur dolénce, ressemble à une escroquerie. Cependant, aux dernières nouvelles, et selon l'un d'eux, ces acheteurs viennent d'être reçus par les responsables locaux. Une procédure serait sur le point d'être enclenchée pour ester en justice le promoteur en question. Affaire à suivre !
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