Les banques entreprennent actuellement des tests pour effectuer des
opérations de transferts multiples par compensation électronique en
remplacement de celle manuelle.
C'est ce qui nous a été donné comme réponse par le ministère des Finances
à la question de nombreux clients qui n'arrivent pas à retirer leur paie auprès
de leurs banques créditrices. «Les banques sont en train de tester les
virements multiples, une formule qui consiste à transférer des salaires en bloc
d'une banque détentrice de compte débiteur vers une autre détentrice de comptes
créditeurs, c'est une opération d'échange de données informatisées (EDI) qui se
fait de banque à banque d'un seul trait», nous explique les concernés. C'est ce
que nous confirme le délégué de l'Association des établissements des banques et
établissements financiers (ABEF) en précisant que ce sont «des protocoles, des
logiciels qui transmettent des flux d'informations d'une banque vers une autre
sans que ces informations ne sortent de leur plateforme».
En fait, si jusque là, les
banques qui recevaient les salaires de nombreux travailleurs, les transféraient
un par un dans chaque compte et de façon manuelle, aujourd'hui, elles
s'essaient à la compensation électronique pour ce genre de transfèrts «en gros»,
ceci, nous explique Abderrahmane Benkhalfa, «en procédant à des virements
multiples évitant ainsi des virements individuels. «Au-delà du temps qu'elle
fait économiser aux banques, la compensation électronique pour des virements
multiples leur permet d'éviter de faire des fautes dans les coordonnées des
clients ou dans leur numéro de compte puisque les EDI se font d'une plateforme
à une autre sans toucher à quoi que ce soit».
Le délégué de l'ABEF explique
pour ce qui est des travailleurs qui se plaignent de n'avoir pas reçu leur
salaire à temps même, disent-ils, «si on nous dit que c'est fait par
compensation électronique», qu'«il se pourrait qu'il y ait parfois des couacs
technologiques mais ce qui est sûr c'est que ça peut être corrigé au fur et à
mesure que les banques s'habituent à ces techniques». Il pense que ce retard,
relevé par certains travailleurs, «est un cas d'espèce et non pas un cas
générique».
Benkhalfa rassure que «ce genre
d'opération se fait en général en 24h». Il indique que «ce qui a été
dématérialisé au niveau de la banque sort aujourd'hui pour aller à
l'entreprise». C'est ce qu'il appelle «impacter l'amont de la banque, non
seulement ça met de l'ordre dans la gestion financière de l'entreprise mais les
opérations des virements multiples passent par un parcours sécurisé tout en
assurant une traçabilité parfaite». Ce système que Benkhalfa qualifie de
«nouveau» permet, dit-il encore, de «vite débiter un chèque». Ainsi,
explique-il, «on se rend rapidement compte de la situation du compte et du
solde». En cas de chèque sans provision, «c'est tout de suite vérifiable»,
ajoute-t-il.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : G O
Source : www.lequotidien-oran.com