Les projections à long terme recèlent obligatoirement des incertitudes, alors que les populations tiennent à des certitudes pour éviter les angoisses d'un avenir non défini.
Restreindre la durée de la projection en termes d'horizon, ciblant des échéances électorales, cela reviendrait à ignorer le long terme, alors que cela possède quand même un avantage, celui qui consiste à produire des contrôles réguliers et à introduire des corrections à temps. Il ne serait pas rassurant de seulement croire qu'il est possible que les pouvoirs publics n'aient pas une vision de long terme, ne savent pas ce qu'ils devront faire, alors que la continuité des politiques étatiques, sur le plan politique, est bien évidente quelle que soit l'équipe qui succède à une autre ' Sur le plan politique, il y a une parfaite continuité qui serait due à la stabilité du personnel politique. Apparemment, il en est de même pour le personnel du secteur économique. Cela permettrait de pouvoir dresser un bilan à chaque étape pour évaluer l'avancée dans la réalisation du programme de développement. Le fait que l'on ne sache rien de ce qui est projeté pour l'Algérie à des horizons plus lointains que les échéances électorales peut nous placer dans la situation où la tendance serait grande de dire que les pouvoirs publics cèdent au péché facile de la pratique de la méthode de la navigation à vue. L'économie dépend des investisseurs étrangers. Or, les IDE ne sont pas venus en masse, ce qui revient à dire que leur impact sur les changements est nul, au point où hier peut ressembler à aujourd'hui, si on ne se focalise que sur les investissements étrangers en Algérie et en ignorant les investissements faits par l'Etat sur les dépenses publiques.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Sofiane idjissa
Source : www.lnr-dz.com