Plusieurs années après leur recrutement en tant que cadres
administrateurs au sein de la commune d'Es-Sénia à
Oran, plusieurs employés risquent désormais de perdre leur statut de «
titulaires», et ce sur instruction de la direction générale de la Fonction publique.
Les déboires de ces agents de
l'administration communale, rappellent les concernés, avaient commencé en 2006,
soit huit années après leur recrutement, lorsque la Fonction publique avait
décidé d'annuler les décisions de recrutement de ces employés, estimant le mode
d'embauche utilisé comme «inapproprié» vu qu'il s'est fait sur «titre et non
sur concours», comme le veut la procédure. Une «erreur» que les concernées
mettent sur le compte de la responsabilité de l'administration et non de la
leur, ce qui les a conduits à introduire une action en justice qui a fini par
leur donner gain de cause. En effet, affirment quatre employés de la commune d'E-Sénia, le Conseil d'Etat a considéré que la décision de
recrutement «ne peut être annulée, vu que le délai réglementaire permettant sa
remise en question a été largement dépassé». Une décision qui a permis aux
employés concernés de réintégrer leurs postes respectifs en tant qu'employés
permanents de l'administration.
Seulement, ajoutent les mêmes
sources, cette décision de justice, pourtant irrévocable du fait qu'elle émane
de la plus haute instance du tribunal administratif, n'a pas empêché la
nouvelle direction générale de la
Fonction publique d'entreprendre une deuxième «offensive», visant
cette fois non pas à mettre le employés ciblés à la porte, mais en contestant
leur statut d'«employés permanents». En effet, et selon une correspondance
envoyée par la Fonction
publique par la voix de son inspection de wilaya, à l'adresse du service du
personnel de la commune, il est notifié que les employés doivent être
réintégrés en tant qu'employés contractuels, en attendant de passer le concours
d'usage pour bénéficier de la titularisation. Une décision jugée par les quatre
employés comme contraire à la décision prononcée par le Conseil d'Etat.
Face à cet «acharnement
injustifié» de la part de la direction de la Fonction publique, les
quatre cadres communaux n'ont pas trouvé d'autre issue pour sauver leurs
emplois que de s'adresser cette fois-ci au président de la République en sa
qualité de premier magistrat du pays et de premier garant de l'application des
décisions de justice.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Houari Barti
Source : www.lequotidien-oran.com