Oran

Ali ibn Abi TAlib, 4e calife de l'Islam / Le message à Hassan et Hussein ( Fin ) La succession au prophète (QSSSL) et les premiers Califats



Les difficultés d'Ali rendirent Muawiya plus que téméraire. En l'an 40 de l'Hégire, il envoya ses hommes marcher sur le Hijaz. Le député d'Ali à Médine, Abou Ayoub, ne put empêcher l'invasion et s'enfuit à Koufa. Ses hommes forcèrent les gens à faire serment de loyauté à Muawiya, l'allégeance se tint dans la mosquée de Mohamed (QSSSL). De Médine, on marcha sur le Yémen, le sud de l'Iraq et les rapports alarmants courraient dans toutes les régions de l'empire. Les hommes de Muawiya avancent et gagnent du terrain, ils frappent à la porte même du calife. Il devait faire quelque chose. Aussitôt après leur entrée dans la ville sainte, ils reçurent la nouvelle qu'Ali avait été tué. Les kharijidites, las de tant de guerres avaient estimé que les responsables de cette tragédie, allusion aux deux camps, celui d'Ali et de Muawiya, devaient mourir et la décision a été aussitôt prise de les liquider. Ali fut attaqué alors qu'il s'apprêtait à officier la prière du Fajr. Ses assaillants lui portèrent des coups mortels. Avant de mourir, le calife appela, cependant, ses fils et leur adressa un message, il leur recommanda d'être bons et de servir l'Islam. Ali n'a pas, néanmoins, délégué son pouvoir directement à ses fils.« Devrons-nous jurer serment d'allégeance à Hassan après vous ' » demanda quelqu'un.
« Je ne vous dis pas de le faire, ni ne vous le défends », répondit-il. « Faites comme bon vous semble. » Appelant ses fils, Hassan et Hussein, à son chevet, le calife avait dit : « Voici mes derniers conseils : Craignez Allah et ne courrez jamais après ce monde. Ne sollicitez jamais une chose hors de votre portée. Soyez toujours véridiques, cléments et serviables. Arrêtez la main de l'oppresseur et aidez l'oppressé. Suivez les commandements du Coran sans prêter attention aux dires des autres. »Ali fut calife pendant 4 années et 9 mois. Toute cette période fut marquée par un grand trouble. L'épée d'Ali avait rendu l'Islam fort durant la vie du Prophète (QSSSL). Mais pendant son propre califat, cette même épée avait dû trancher la tête de musulmans. Rien ne put être aussi désagréable à Ali. Il détestait ce que la nécessité l'avait conduit à faire.Un grand malheur d'Ali fut le genre d'hommes qui choisirent de le suivre. Il y en avait qui furent actifs contre Othman. Ils se sont débarrassés de lui par la violence. Jamais par la suite, ils ne purent s'en tenir à la loi. Ils avaient obtenu du calife ce qu'ils voulaient. Puis ils ont voulu que le calife satisfasse leurs caprices, ils voulaient qu'il soit leur chef. Ali dut accepter cette proposition. Peut-être cela n'aurait pas fait beaucoup de mal. Mais la plus grande infortune d'Ali fut que ses partisans ne parlaient pas un seul langage. Ils le poussaient dans des directions opposées. Cela conduisit à l'inaction, à l'agitation et finalement au déclin. Le rival d'Ali, Muawiya, était un homme de talent inhabituel. Son ambition était également grande. Il commença sa tâche avec un tact étonnant, de l'habileté et de la diplomatie. Avec ces armes subtiles, il triomphait aisément d'Ali. Le quatrième Calife Ali est indubitablement un des plus grands fils de l'Islam. Très peu de compagnons l'égalaient dans ces liens avec le Prophète (QSSSL) qui lui attribuait de grandes qualités de c'ur et d'esprit. A cela s'ajoutaient courage et vigueur. Muawiya ne l'égalait pas. Ali fut un très grand maître de la langue arabe. Son écriture était aussi énergique que son discours. Sur le champ de bataille, il était la terreur de l'ennemi. Sa compréhension du Coran était profonde. Abou Bakr et Omar se tournaient souvent vers lui pour un conseil dans des cas difficiles. C'est une ironie du sort qu'un homme de tels mérites ne put réussir en tant que chef. Pris dans un moment tragique de l'Histoire, il se trouva forcé d'accepter les politiques qu'il savait être la défaite de soi-même. Si Ali était venu dans une période moins agitée, il aurait certainement donné le meilleur de lui-même.La mort d'Ali mit fin au plus glorieux chapitre de l'Histoire de l'Islam. Il fut le dernier des pieux califes. Avec lui finit la grande tradition islamique qui lie le pouvoir politique au besoin qu'on s'impose et au service désintéressé. Ali fut le dernier représentant de l'esprit ultra démocratique de l'islam.
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