Oran

Akid Lotfi : Un éternel chantier qui fait beaucoup jaser



Des représentants des familles habitant la cité Akid Lotfi, accompagnés de membres de l'association de quartier El Moussalaha, qui se sont déplacés à notre rédaction, dénoncent «les retards dans la concrétisation des projets d'aménagement au niveau des zones 1 et 4». Selon le président de l'association, M. Yahiaoui, l'Etat a dégagé une enveloppe financière de 30 milliards de centimes pour la réalisation de l'ensemble des travaux d'aménagement pour le site Akid Lotfi, et la direction du logement et des équipements publics (DLEP) a fixé des délais pour l'achèvement des travaux, mais certaines entreprises accusent d'importants retards. «Dans certains endroits, les travaux d'assainissement ont été achevés, mais jusqu'à présent le curage des réseaux n'a pas été effectué. Dans d'autres endroits, les habitants attendent toujours la réalisation des trottoirs», indique le président de l'association. De leur côté, les représentants des familles ne semblent pas apprécier le travail en matière d'éclairage public: «plus de 100 mètres séparent un poteau de l'autre». Les responsables de l'association se sont déplacés samedi au siège de la DLEP. «Nous avons rencontré des responsables de la direction qui nous ont promis d'effectuer une sortie sur site pour un constat et pour prendre les mesures qui s'imposent», souligne Yahiaoui. Ce dernier a tenu néanmoins à préciser que dans d'autres zones, les entreprises engagées sont dans les délais et font du bon travail. Les responsables de l'association et les familles sont unanimes quant à la nécessité d'achever les travaux de la nouvelle école avant la prochaine rentrée scolaire. «La seule école du site est complètement saturée avec des classes de plus de 40 élèves. Nos enfants éprouvent d'énormes difficultés pour assimiler les cours». «Pour la prochaine rentrée scolaire, de nouvelles familles vont s'installer et la scolarisation de leurs enfants risque de poser problème si le nouveau groupe scolaire n'est pas achevé à temps», assurent nos interlocuteurs, qui appellent le wali d'Oran à intervenir. Avant de conclure, les habitants de la cité se plaignent de l'absence totale d'aires de jeu et d'espaces verts pour les enfants. Une aberration pour une cité qui compte autant d'habitants. Il y a un mois, des représentants des familles de la cité et les membres de l'association avaient organisé deux rassemblements pour protester contre les retards dans les travaux d'aménagement et les défaillances de l'éclairage public. Le premier rassemblement s'était tenu près de la direction du logement et des équipement publics et le second rassemblement devant la division de la voirie et de la circulation (DVC) de la commune d'Oran. Les protestataires avaient manifesté leur colère, appelant les responsables concernés à prendre des mesures pour le respect des délais contractuels et le suivi des travaux. Pour parer à cette situation, le directeur de la DLEP avait ce jour-là reçu une délégation composée de deux représentants des familles et de deux membres de l'association. Aussitôt leur entrevue avec le DLEP achevée, les familles et les représentants de l'association s'étaient dirigés vers la DVC pour exposer le problème relatif à l'éclairage public. Les membres de l'association avaient indiqué que le recours à la protestation était dicté par les innombrables défaillances du réseau d'éclairage public de la cité.
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