Oran - Revue de Presse

Akid Lotfi : la longue attente des souscripteurs des 316 logements LSP



Las d'attendre leurs logements, les souscripteurs au projet des 316 logements LSP de la cité Akid Lotfi qui compte 4.545 unités ont créé leur propre association pour faire valoir leurs droits. Ils viennent d'interpeller à travers une lettre ouverte, le ministre de l'Habitat pour prendre toutes les mesures nécessaires pour relancer les travaux, à l'arrêt depuis plusieurs années. Dans son courrier, l'association fait l'historique du projet en précisant que les souscripteurs ont effectué leurs premiers versements et que la CNL a achevé toutes les modalités relatives à l'aide financière, tel que prévu par la réglementation. L'accent a été surtout mis sur la déception des souscripteurs qui ont dû frapper à toutes les portes sans que la situation s'améliore d'un iota. Ils se disent même lâchés, eux qui ont dû engager toutes leurs économies pour prétendre à un logement décent. Pire, certains ont dû louer des logements au prix fort, en attendant la réception de leurs logements et, aujourd'hui, ils ne voient guère le bout du tunnel. Pourtant, le projet a été lancé en 2001 et selon les délais fixés, il devait être bouclé deux ans après, c'est-à-dire en 2003. Quatre ans après, toujours rien et aucun signe de reprise des travaux n'est apparu et certaines familles vivent un véritable drame, comme cet ancien enseignant qui a préalablement fait ses calculs pour acquérir son nouveau logement juste après sa retraite, après avoir libéré le logement d'astreinte qu'il occupait. Cependant, ses calculs ont été totalement faussés et sa famille se retrouve disloquée en raison de cet immense retard. Contacté, M. Zerguit, chef de service Habitat à la Direction du logement et des équipements publics (DLEP) de la wilaya d'Oran, a confirmé que le projet est à l'arrêt, en raison du décès du promoteur immobilier, et qu'en raison des problèmes de succession, la question est actuellement en justice. Sur une éventuelle alternative pour relancer les travaux, le responsable de la DLEP a précisé que dans ce cas de figure, « cette dernière ne détient aucun pouvoir pour débloquer la situation dans la mesure où le promoteur est en même temps maître de l'ouvrage, et est par conséquent propriétaire de l'assiette foncière et du bâti. Ce cas de figure, c'est-à-dire le décès du promoteur, n'a pas été prévu dans les textes réglementaires et tant que la question de la succession n'est pas tranchée par voie de justice, aucune solution n'est envisageable». Ce vide juridique devrait être corrigé avec une révision des textes régissant la formule LSP lancée en 2001, car il y va de l'intérêt de centaines de familles vivant dans la précarité et ayant cru à cette alternative qui, de l'avis de beaucoup de citoyens, leur a permis l'accès au logement.
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