Faisant lecture des délibérations en
relation avec les recommandations faites lors de la session d'automne de l'APW,
le représentant du secrétariat général de la wilaya de Aïn-Témouchent a porté à
la connaissance de l'assistance que «treize centres coraniques dépendant des
mosquées ont bénéficié de subventions de la part de l'Assemblée populaire de
wilaya». Ces fonds seront «destinés aux besoins pressants des écoliers qui en
accusent davantage».
A
vrai dire, ce geste, combien significatif et méritant d'être cité, doit être
généralisé pour toucher d'autres centres car il y va des prérogatives des élus
APW. Par ailleurs, l'orateur avait mentionné que «pas moins de 326 écoliers des
établissements coraniques devaient bénéficier du dispositif d'aide et
d'insertion professionnelle (DAIP)».
Après lecture des délibérations, on s'attendait à ce qu'un
représentant de la Direction des affaires religieuses prenne la parole pour
apporter un supplément d'informations relatif à cette action de solidarité
d'intérêt communautaire et dire à l'assistance, qui n'attendait que ça, quelle
est la situation qui y prévaut en matière d'amélioration des conditions de vie
des écoliers et si les postulants des aides d'insertion professionnelle ont
perçu les rémunérations. On s'autorise à poser de telles interrogations parce
que l'orateur avait laissé entendre que «des aides accordées à des zaouïas par
l'APW n'ont pas été consommées à ce jour. Et les vraies causes n'ont pas été
évoquées d'une manière explicite. S'agit-il de statut non conforme à la
réglementation en vigueur à l'origine de cette défiance ? Cette considération
n'est pas à écarter car l'orateur avait parlé de choses similaires qui en sont
la cause. Les biens Wakfs faisaient partie des lots des préoccupations qui ont
suscité des interrogations et des questionnements.
L'orateur a bien mis l'accent sur le dossier en proposant la
désignation d'un «khabir» (expert) pour, selon toute vraisemblance, recenser
les biens Wakfs, les évaluer, constituer leur sommier foncier. Ce travail
nécessite des prestations pécuniaires qu'il faut mettre à la disposition du
secteur concerné pour entamer les expertises à mettre à la disposition du
secteur concerné pour entamer les expertises par le «khabir». La Direction des
affaires religieuses a-t-elle les moyens pour lancer l'étude ?
Aussi, l'orateur a bien situé des insuffisances en rapport avec
les biens Wakfs et qu'il faut impérativement revoir les cahiers de charge (existent-ils
?) portant location de ces fonds. Le plus important à retenir est de savoir
quelle est la partie qui va s'occuper de ce dossier qui traîne d'une session à
une autre.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com