« La nature a horreur du vide» répétaittrès souvent l'ex-wali d'Aïn Témouchent lors de ses rencontres avec l'exécutifou pendant la tenue des sessions plénières de l'APW. Partant de cette notionque l'on peut qualifier d'universelle et qui s'applique dans plusieurs domainesd'activités de la vie de tous les jours, remplir le vide est une chose dictéepar le besoin pressant des citoyens vaquant à leurs occupations et unenécessité à laquelle l'on est contraint de recourir quand ce qui est convenud'exister ne l'est pas ou fait défaut pendant les heures de pointe ou durantles jours fériés quand ceux appelés à assurer la permanence d'un service publicne le font pas. Les transports en commun à Hammam Bouhadjar, à ChaabetEl-Leham, par exemple, pour ne citer que cela, ont depuis des lustres manifestéleur colère et leur désappointement à l'endroit de ce qui est convenu d'appelerles «clandos», une activité parallèle que pratiquent illicitement bon nombre detransporteurs et qui disposent des arrêts et des stations propres à eux etconnus par tous. Il faut l'avouer, ces «clandos» rendent de grands services auxcitoyens et répondent présents à n'importe quelle heure, de jour comme de nuit,sauf que ces derniers ne payent pas leurs droits et taxes et ne sont pasassurés pour transporter des usagers. Tout s'opère aujourd'hui par le téléphoneportable et chaque «clando» a ses clients préférés. Ça travaille assez bien etchacun trouve son compte.La réflexion qu'on doit mener aujourd'huiet à laquelle les collectivités locales et les nouveaux locataires doiventparticiper et contribuer à trouver des solutions est comment rendre ce qui estillicite vis-à-vis de la loi licite ? Poser de cette manière cette questionpourrait paraître à certains de l'environnement chargé du transport, dont lesyndicat des transporteurs, comme une atteinte à leurs droits. Mais laisser leschoses s'accumuler au fil des ans sans rien faire pourrait aussi créer dessituations aux conséquences imprévisibles sur plusieurs plans aux intérêtssouvent opposés et générer des dysfonctionnements. «Les clandos» constituent unphénomène social connu. Ils s'expriment nettement et sont utiles là où ceuxcensés assurer le service public font défaut notamment quand il s'agit decourses à faire pendant la nuit et hors wilaya. Le débat est ouvert et lepremier pas à faire c'est de mener une prospection en vue de les identifier etde connaître leurs points de vue et ce qu'ils désirent réellement avant desonger à quoi que ce soit.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com