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AIN-TEMOUCHENT Route fermée et plusieurs arrestations à Oued Sebbah



La localité de Oued Sebbah, dans la plaine de M'leta, a connu mardi 7 août une journée mémorable avec la révolte des jeunes issus du dispositif d'aide à l'insertion des jeunes (DAIP) qui ont bloqué la route menant vers Aïn-El-Arba et Oran.
Les jeunes ont incendié des pneus dans plusieurs endroits de la cité pour exprimer leur colère quant à leur non-reconduction dans le dispositif mis en place par l'Etat en direction des jeunes. Selon les informations que nous avons pu recueillir, la commune de Oued Sebbah qui est à vocation typiquement agricole dispose de 600 jeunes faisant partie du programme DAIP. Cependant, 400 d'entre eux sont en de contrat (mois de juin) alors que d'autres ont atteint l'âge de 35 ans ce fait qu'ils seront remplacés automatiquement par d'autres jeunes qui sont les listes d'attente. Tous les jeunes savaient mais savaient aussi qu'ils ne pourront jamais se procurer un poste de travail surtout pour les chargés de famille. Ces jeunes irrités se sont dirigés vers le siège de la commune pour discuter avec le premier responsable de l'APC. Non convaincus par les propos du maire, ils s'en sont pris au siège de l'APC, au centre culturel et à certains édifices publics. Ils décidèrent alors de bloquer la route nationale n°108, dans les deux sens, menant à Oran et Aïn-El- Arba. Des pneus ont été brûlés dans plusieurs endroits de la ville et des pierres lancées un peu partout. Voyant que la situation commençait à dégénérer, les responsables locaux demandèrent du renfort aux services de sécurité. Les scènes de violence durèrent presque toute la journée de mardi et ce n'est qu'après l'intervention des gendarmes venus du chef-lieu de wilaya et d'Oran que la tension a baissé. Une vingtaine de manifestants aurait été arrêtée ce qui a exacerbé les révoltés qui demandèrent à ce que leurs compagnons soient relâchés. Deux heures avant la rupture du jeûne, les manifestants ont été dispersés par un impressionnant cordon sécuritaire. La circulation menant vers le chef-lieu de daïra et Oran a été rétablie et le calme est revenu. Même si les jeunes juraient qu'ils reprendraient leur mouvement de colère après le ftour et même mercredi, il n'en fut rien en raison du quadrillage de la ville, notamment les édifices publics, par les forces de sécurité.
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