Aucune sablière autorisée dans la wilaya
«Aucune sablière n’est autorisée sur le territoire de la wilaya d’Oran». C’est ce qu’a déclaré, hier, Amara Morad, le chef de bureau des carrières de la direction des Mines et de l’Industrie…
Le même responsable a indiqué que la wilaya d’Oran a été de tout temps approvisionnée, en matière de sable, à partir de wilayas limitrophes, à savoir Terga (Aïn Témouchent), Mostaganem ou encore Sidi Bel-Abbès. Notre interlocuteur qui ne dément pas, le phénomène de prélèvements illicite de sable affirme cependant l’existence de sable da carrière, notamment dans les zones de carrière à Tazdout (Gdyel), Negrier (Sidi Benyebka) ou encore à El-Ançor où les gisements sont autorisés par voie d’adjudication. Pour autant, la wilaya d’Oran demeure un carrefour commercial d’agrégats en provenance de wilayas voisines y compris pour le tuf, aujourd’hui, de plus en plus demandé pour matérialiser d’importants programmes de développements locaux. A ce propos, nous apprenons que les membres de la commission de wilaya ont effectué lundi dernier une sortie sur site plus exactement, sur les hauteurs de la foret de M’sila pour la désignation d’une zone d’emprunte de tuf pour satisfaire les besoins exprimés par la direction des travaux publics pour la réalisation le projet de modernisation du CW 4 reliant Haï Bouamama à Aïn Turck. Cette sortie n’en est pas une, corrige le chef de bureau des mines et carrières, a pour but de mettre à la disposition de la wilaya de sites, aux fins d’exploitation, pour matérialiser les différents projets de la wilaya. Toujours, pour le tuf, explique note interlocuteur, nous avons deux sites exploités, à Aïn–Beïda (Es-Sénia), malheureusement cela reste insuffisant compte tenu de l’immensité des besoins projetés par les travaux publics. Ainsi, à la demande de la direction des travaux publics, nous avons ouvert des zones d’emprunts de tuf, des gisements dont leur exploitation est limitée dans le temps et dans l’espace, comme par exemple celles de Kherrouba, pour satisfaire le projet de la bretelle de Bethioua, ou encore celle de Misserghin, pour réaliser le projet de l’Autoroute Est- Ouest, ainsi le projet d’extension de la deuxième piste de l’aéroport d’Es-Sénia. La direction des mines et de l’industrie de la wilaya d’Oran, qui vient d’octroyer des dérogations à des entreprises pour l’enlèvement de tuf nécessaire à la réalisation de certains projets routiers, vient de donner un véritable coup d’arrêt aux prélèvements illicites de tuf notamment à Aîn ElBeïda, où tout un site a été la proie de certains prédateurs qui activent en dehors du cadre légal. En ce qui concerne les agrégats, indique t-on de même source, la wilaya d’Oran dispose de 25 exploitants pour les 50 autorisés, toutes substances minérales confondues. Parmi les 25, plus d’une dizaine étaient à l’arrêt toutefois la plupart ont repris depuis une année. Ainsi, dit-on, la production a doublé depuis que l’attribution des titres miniers a été centralisée grâce à la loi de juillet 2001 par le ministère de l’énergie et des mines, les gisements sont attribués à l’agence nationale du patrimoine minier (ANPI), passant ainsi de 1 millions de tonnes/an à près de 2 millions de tonnes. Une prouesse et ce, malgré les difficultés d’exploitation rencontrées El-Ançor ou Kristel et où les riverains ont mis en avant des problèmes liés à la santé de l’environnement.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com