Oran - Revue de Presse

Actions de protestations annoncées Ras-le-bol à l'Education



Quatre coordinations regroupant les directeurs, les surveillants généraux, les économes et les conseillers de l'Education, organisées sous l'aile du Syndicat national des travailleurs de l'Education (SNTE), ont décidé de monter au créneau. La coordination des surveillants généraux a décidé d'observer des sit-in à travers l'ensemble du territoire national. C'est ce qu'a annoncé un délégué de la coordination, Zéit Abdelhak hier, lors d'une conférence de presse tenue au lycée Aïssat Idir, au 1er Mai. Le représentant de la coordination des surveillants généraux a déclaré devant l'assistance, qu'un sit-in sera organisé par sa coordination, lundi prochain, à 14h devant la direction de l'Education à Ruisseau. «Parallèlement d'autres sit-in seront observés devant l'ensemble des directions de l'Education à travers le territoire national, toujours le lundi après-midi», a-t-il précisé. Et d'ajouter: «nous revendiquons que le nouveau classement de catégories soit revu». Les surveillants généraux revendiquent également des cycles de formation leur permettant de bénéficier de promotions afin qu'ils puissent avoir une retraite digne d'un fonctionnaire de l'Education. Ils ont, également, exigé la revalorisation des primes. Si la coordination des surveillants généraux a décidé de mener une action de protestation, les trois autres coordinations, à savoir celles des directeurs d'écoles, des économes et des conseillers de l'Education se sont contentées, «pour le moment», de dénoncer le contenu du statut particulier de l'Education en rendant publiques leurs revendications. Les membres de la coordination des services économiques (économes ou intendants) ont dénoncé, par la voix de leur porte-parole, Dihimi Mohamed, en premier lieu, la nouvelle grille des salaires de tout le personnel de la fonction publique qualifiée de «grille de la honte» et le nouveau classement des catégories qui est, selon eux «discriminatoire». Pour la coordination, la marginalisation des syndicats autonomes et des véritables acteurs de la fonction publique dans l'élaboration des grilles de salaire et des statuts particuliers n'est «qu'une provocation dont l'objectif est de créer la confusion et l'anarchie». Les économes des établissements de l'Education exigent, entre autres, plusieurs primes (les primes de responsabilité et d'expérience, la documentation). Ils revendiquent également des primes pour les activités complémentaires qu'ils accomplissent telles que la vente des livres, la gestion de la prime de scolarité. De même, la coordination des directeurs des écoles a critiqué le nouveau classement de catégories. «Nous nous sommes retrouvés, nous les directeurs au même niveau que n'importe quel autre fonctionnaire d'un établissement. Et pourtant nous occupons, bel est bien, un poste de responsabilité. Si demain il y a problème, le premier responsable est bien le directeur de l'établissement», dira Amour Tahar, coordinateur national général des directeurs du moyen. Sa collègue, la directrice Zeghlache a dénoncé le fait que le classement des catégories pour les responsables des directions de la Jeunesse et des Sports et ceux des Affaires religieuses sont plus avantageux que celui de l'Education. «Pourtant l'ensemble des responsables des différents secteurs sont sortis de nos écoles» a-t-elle dit en alertant que si les choses ne changeraient pas, les directeurs des écoles et les autres fonctionnaires de l'Education déserteront le secteur de l'Education «pour aller travailler là ou ils seront mieux valorisés». Pour la coordination nationale de conseil et d'orientation, le porte-parole, Hmida Abdelhalim a revendiqué, au même titre que les autres coordinations, la revalorisation du classement des catégories. Après avoir donné la parole à tous les coordinateurs, le secrétaire général du SNTE, Abdelkarim Boudjnah a dénoncé le mutisme et l'entêtement des pouvoirs publics. «Personne ne nous a invités à dialoguer et ce, après deux mouvements de grève», a-t-il affirmé, en annonçant que son syndicat et l'ensemble des coordinations des travailleurs de l'Education qui sont sous la coupe du SNTE, devront adresser une plate-forme de revendications dans les prochains jours au ministre de l'Education et au chef du gouvernement pour exprimer leur mécontentement quant aux statuts particuliers. «On demandera le gel des ces statuts et leur refonte, bien évidement, avec la participation des véritables acteurs du secteurs notamment les syndicats autonomes». Boudjnah a fait état d'un grand malaise au sein de la famille de l'Education. «Personne n'est content. Ni les enseignants, ni les directeurs des écoles, ni même les élèves. Le gouvernement et le ministère de l'Education doivent comprendre qu'il est nécessaire, aujourd'hui, d'ouvrir le dialogue» a-t-il indiqué. Le SG du SNTE Abdelkarim Boudjnah a affirmé que pour le moment aucune sanction n'a été appliquée par l'administration contre les enseignants grévistes: «ni licenciement, ni même des ponctions sur salaires». «Mais, ajoute-t-il, le ministère de l'Education a le droit de procéder à une ponction de trois jours sur notre salaire. Cette mesure ne nous dérange pas à vrai dire, car les syndicats autonomes ne sont pas là pour faire des grèves politiques mais des grèves de protestation et de revendications. On est déterminé à aller au bout de nos revendications, c'est aussi simple que cela», a-t-il conclu.
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