La mise en cause acquittée
Accusée dans une affaire de vol qualifié, B.S. a comparu hier devant le tribunal criminel de la cour d’Oran qui devait finalement l’acquitter.
Les faits remontent au 11 janvier 2004. La victime, un commerçant originaire de l’Est, de passage à Oran dans le cadre de son activité. Le soir, il décide d’aller passer la soirée dans une boîte de nuit à Aïn El-Turck. Au milieu de la soirée, il quitte les lieux et prend un taxi clandestin (Golf de couleur noire) pour remonter sur Oran et regagner sa ville d’origine. En cours de route, une jeune femme fait signe pour arrêter le taxi. Elle demande au chauffeur de la déposer à Sidi El-Hasni. Il était quatre heures du matin, quand ils y arrivent. La victime se rend compte qu’il lui restait deux heures avant de prendre le départ. Vu qu’il ne connaissait personne à Oran, il demande au chauffeur de taxi de lui indiquer un endroit où il pourrait attendre. Pour le rassurer, la jeune femme lui propose d’aller avec elle chez ses parents passer le temps qui lui restait avant de prendre la route. La victime ne fait pas attention au coup de fil que venait de donner le chauffeur de la Golf noire. Une fois à l’intérieur de la maison, la jeune femme s’est volatilisée et le pauvre malheureux a été assailli par deux gaillards qui le dépouillent de son argent. Dans la boîte de nuit, la victime dans un moment d’inattention, a exhibé son argent, ignorant que la jeune femme et ses deux acolytes le surveillaient. Après l’agression, la victime dépose une plainte et identifiera ensuite la mise en cause qui est une récidiviste notoire. Appelée hier à la barre, la jeune femme nie les griefs retenus à son encontre. La déposition de la victime faite auprès de la police de même que celle de l’instruction restera irrévocable. Il a été formel, la jeune femme se trouvait dans la même boîte de nuit que les deux hommes qui l’ont agressé. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public requiert dix ans de réclusion à l’encontre de B.S. La défense plaidera la non culpabilité de sa mandante pour manque de preuves tangibles. Son avocat mettra le point sur l’absence de la victime. A noter que les deux «complices de la jeune femme» ont déjà été jugés et condamnés. Aux termes des délibérations, B.S. a été acquittée.
Â
H.Y.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com