« Hallal alaïkoum, haram alaïna» est un adage bien de chez nous qui résume à lui seul toute la levée de boucliers qu?à subie Aboutrika, le joueur de football égyptien, à la suite de son geste de sympathie adressé, à la face du monde, envers Ghaza et ses habitants, affamés, ensanglantés et embastillés par qui l?on sait.Un brin de bonheur, une sensation de fierté: c?est le même sentiment qu?on a éprouvé durant l?été 2006, lorsque le grand Thsahal a reçu la fessée de sa vie au sud Liban. Même plus, lorsqu?on a vu cette arrogance si mal placée se transformer en débandade.Plus porteur que la guerre, le football, pratique universelle de paix et de rencontre, et ses stars, peuvent à eux seuls remporter toute une bataille. Mieux aussi que toutes les résolutions de la Ligue arabe, des gouvernements et de toutes les roquettes, parfaite excuse de l?agression en continu et en live d?un territoire exsangue et désarmé, le geste d?Aboutrika nous donne du baume au c?ur et de la fierté de dire que nous sommes tous des Palestiniens.Une chape de plomb semble avoir été jetée sur Ghaza et sa population. Les journaux télévisés n?abordent jamais le sujet que sous l?angle du fait divers et du parti pris.Mais seulement, au fond de chaque personne éprise de justice et de morale, vit un Aboutrika. On ne peut cacher éternellement aux yeux du monde une cause juste qui, par les temps qui courent, a transformé le bourreau en victime et la victime en bourreau. Ghaza et sa population méritent amplement le geste d?Aboutrika; «Oua hada adaaf el-imane».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : El-Guellil
Source : www.lequotidien-oran.com