Au second jour de la grève des enseignants universitaires sous la coupe
du Conseil national de l'enseignement supérieur (CNES), le taux de suivi dans
les établissements d'Oran était encore inégal d'un institut à un autre, et ce
en raison du degré d'implantation du syndicat, en plus de l'existence du
Syndicat national des enseignants universitaires (SNEU), affilié à l'UGTA, et
qui a toujours prôné le dialogue. A l'université d'Es-Sénia, un établissement
où le CNES tendance Rahmani est présent et qui compte plus de 1.000
enseignants, le seul indicateur demeure, en l'absence de chiffres aussi bien
officiels que syndicaux, la tenue des cours et il ressort que près de la moitié
des séances et autres travaux dirigés et pratiques n'ont pas eu lieu, selon les
étudiants. Certains enseignants qui ont boudé la grève avancent n'appartenir à
aucun syndicat, alors que d'autres adhèrent à des organisations syndicales n'ayant
pas appelé à cette grève. Toutefois et selon le coordinateur CNES de cette
université, Abdellah Tami Kaddour, le taux de suivi de la grève a atteint au
second jour 70 % et le meilleur indice de la forte adhésion à cette protesta
serait la présence à l'assemblée générale, organisée samedi, de plus de 250
enseignants. Notre interlocuteur a tenu à préciser qu'en plus de la plateforme
de revendications socio-professionnelles formulée officiellement, le CNES a
rendu publique une déclaration dans laquelle il soulève la question des
dépassements observés dans certains instituts par leurs premiers responsables,
une question qui demeure centrale vu qu'elle touche l'enseignant universitaire
bafouant ainsi son statut social. Dans les rangs des grévistes, il ressort la
détermination de poursuivre la grève jusqu'à l'obtention de réponses favorables
de la part des pouvoirs publics, une détermination réaffirmée, hier, sur les
ondes de la chaîne III par le secrétaire général du CNES en martelant que la
grève ne s'arrêtera pas tant que la tutelle ne répond pas favorablement à leur
plateforme de revendications. A l'USTO, par contre, aucun signe de grève n'est
observé, étant donné que cet établissement reste sous la coupe de la
coordination des sections CNES, issues du mouvement de dissidence qui a fait
éclater le syndicat en deux tendances et qui se sont répartis les
établissements suite à un deal tacite.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com