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3e EDITION DU SALON INTERNATIONAL DE L'AVICULTURE ET DU LAIT À ORAN Promouvoir les innovations



La troisième édition du Salon international de l'aviculture et du lait qui a ouvert ses portes il y a quelques jours au sein du CCO se veut un salon de professionnels certes, mais surtout une occasion pour faire la promotion des innovations dans bien des domaines.
C'est en ce sens que le directeur du salon, le Dr N. E. Assal, s'est exprimé en direction des journalistes, pour évoquer les enjeux autour de la sécurité alimentaire de l'Algérie qui doit passer par l'appui à l'innovation. Pour notre pays qui détient le plus fort taux de consommation de céréales soit 167kg/habitant, la mise en place de pain à partir de pomme de terre pourrait dans les années à venir mettre fin aux importations de céréales, réduisant considérablement la facture d'importations alimentaires. Un brevet sur cette baguette à base de pomme de terre devrait, d'ici deux ans, être déposé. De même pour la consommation de lait, l'Algérie aussi grande importatrice de poudre de lait devrait, nous explique l'intervenant, se lancer dès à présent dans la production de lait végétal notamment de soja. Là aussi les essais effectués sont encourageants. A noter que ces deux domaines ont été retenus dans le programme national de recherche. Quant au Salon, ce sont pas moins de 50 exposants qui sont présents notamment des producteurs d'aliment pour bétail et volaille, des sociétés de transformation ainsi que nombre d'importateurs de produits vétérinaires. Mais l'intérêt de cette manifestation a été saisi par des vétérinaires qui ont lancé des mises en garde sur le risque sanitaire et les contrôles sanitaires vétérinaires. En effet, l'ampleur de l'informel que ce soit dans la filière lait ou avicole fait peser un grand danger pour les consommateurs puisque du même coup, ils échappent totalement à tout contrôle. C'est ainsi, nous dit-on à titre d'exemple, que 70% de la production de lait cru ne sont pas contrôlés et sont écoulés directement chez les particuliers et autres petits revendeurs. Un risque énorme. Et à des vétérinaires d'ajouter que sur 100 vaches à lait contrôlées, 6 sont atteintes de tuberculose et donc le bacille est directement transmis à l'homme. En marge du Salon, des communications doivent être données abordant la question des dispositifs de régulation mis en place par le ministère de l'Agriculture, les pathologies infectieuses aviaires, les conditions de développement de la filière lait.
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