
Les bienfaiteurs sont nombreux. Plusieurs restaurants sont ouverts à Sénia, Plateau, Tirigou, boulevard Charlemagne, Front de mer, pratiquement dans toute la ville.«2 500 Africains seront pris en charge par la direction de l'action sociale durant tout le mois de Ramadhan», a-t-on appris auprès de la direction de l'action sociale de la wilaya d'Oran, ajoutant que «cette mesure a été décidée par le ministère de tutelle». Dans cette opération, 37 restaurants accueilleront ces immigrants.L'opération à laquelle un budget de 1,461 milliard de centimes a été consacré, sera guidée par les services de l'action, avec la collaboration du mouvement associatif de la wilaya d'Oran.La solidarité ramadhanesque vis-à-vis des Africains, en particulier à l'égard des subsahariens, est prise en compte par les pouvoirs publics dans le but d'éviter la colère citoyenne qui a dénoncé le mal subi par ces «sans domicile» et l'abandon auquel ils ont été livrés durant les mois sacrés des années précédentes.Pour se nourrir un tant soit peu, ces milliers d'Africains ne trouvaient rien de mieux à faire que de se regrouper derrière le mur d'enceinte entourant la gare routière d'Yaghmouracen, attendant désespérément l'arrivée des bienfaiteurs munis de la nourriture.Plusieurs de ces Subsahariens ont, dans le passé récent, peiné quant à leur subsistance. Un tel intérêt réservé aux immigrants africains est motivé par plusieurs raisons. Primo, ces derniers, entassés dans les bidonvilles d'El Hassi, Coca et Aïn El Beïda, vivent dans des conditions très difficiles.Les taudis qu'ils louent à coups de plusieurs milliers de dinars sont dépourvus des moindres commodités comme l'eau et l'électricité.Les plus chanceux arrivent à dénicher un petit job dans des petits chantiers de bâtiment, d'autres forcés par la misère, recourent à la mendicité en sillonnant les marchés ou en faisant la manche devant les entrées des mosquées. A leur grand dam, ils sont délestés de leur petite monnaie aussitôt les petites pièces encaissées.A El Hassi, ces Africains sont souvent la proie des voyous. Ce ne serait plus le cas, vu la mobilisation des éléments de la Gendarmerie nationale en faisant des rondes et autres patrouilles dans le quartier populaire d'El Hassi.Dans ces patrouilles, la traque des voyous est sans merci, ce qui rassure un tant soit peu ces ressortissants africains.La ville d'Oran brille chaque année par sa dévotion, en ouvrant des dizaines de restaurants du coeur un peu partout dans les quatre coins d'El Bahia.Les bienfaiteurs sont nombreux. Plusieurs restaurants sont ouverts à Sénia, Plateau, Tirigou, boulevard Charlemagne, Front de mer, pratiquement dans toute la ville.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AïT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com