Oran - Revue de Presse

200 unités appelées à présenter un rapport



Déchets industriels dangereux dans des dépôts non localisés Des sources bien informées du dossier de l’environnement de la wilaya d’Oran révèlent l’existence de 200 unités industrielles qui stockent les déchets chimiques à l’insu des autorités locales compétentes... Selon les informations en notre possession, ces unités n’ont fait part d’aucun rapport sur les déchets qu’ils stockent et leur composition chimique, de manière à évaluer le degré du risque et la menace que représentent ces déchets sur l’environnement de façon générale et la santé humaine en particulier, conformément au décret exécutif numéro 06-104 datant du 28-02-2006, portant application de la taxe relative au stockage des déchets industriels. Ainsi, de nombreux dépôts de stockage de ces déchets solides et liquides demeurent inconnus des autorités locales et la plupart d’entre eux ne sont pas localisés dans les zones d’activités industrielles. L’année dernière, l’inspection de l’Environnement a recensé les entreprises qui stockent les déchets dangereux récupérés. Les gestionnaires de ces entreprises étaient ensuite invités à remplir des formulaires qui leur ont été remis par l’inspection de l’Environnement et dans lesquels ils devaient mentionner la quantité et la composition des déchets stockés. Malheureusement, ces entreprises n’ont pas réagi à la démarche de l’inspection de l’Environnement. A ce sujet, l’on saura que les 200 unités citées précédemment vont recevoir des mises en demeure. Il y a lieu de savoir, qu’il existe plus de 60 unités qui utilisent les produits chimiques et 118 qui produisent les déchets solides et liquides. Il est important de retenir, également, que 4764 tonnes de déchets industriels sont jetées dans les décharges publiques sauvages. Sur un autre registre, nous rappelons qu’une commission a vu le jour, récemment, pour inspecter et contrôler plus de 300 unités industrielles réparties à travers la wilaya, dont le fonctionnement fait l’objet de plusieurs irrégularités, notamment celles en rapport avec la protection de l’environnement. Selon un rapport établi en ce sens, les eaux usées et les déchets toxiques produits par ces unités industrielles ne sont pas traités par une station d’assainissement. Une bonne partie de ces déchets toxiques aboutit dans la nature ou bien est déversée dans les lacs sauvages à l’instar de celui de Oued Tlélat ou Haï Dhaïa. La situation est plus qu’alarmante dans les zones industrielles. Le cas de la localité de Hassi Ameur qui est confrontée à une véritable catastrophe écologique, vu la dégradation de l’environnement de cette zone provoquée par la prolifération des déchets industriels toxiques et non toxiques, produits par les unités qui y sont implantées. Selon un rapport établi à cet effet, il y aurait 52 unités industrielles dont des dépôts de carburants, de céréales ainsi que des unités de produits chimiques à l’intérieur du tissu urbain qui représentent un grand danger pour l’environnement. L’on fait savoir que des unités jettent jusqu’à 6000 m3 de rejets liquides et durs dans les systèmes d’évacuation des eaux pluviales. Ces déchets, précisent nos références, se déversent dans le lac de Tellamine, en passant par l’agglomération de Hassi Ameur. On rappelle que la zone industrielle n’est pas équipée de système d’évacuation de ces eaux d’où la dégradation de l’environnement. Sifi F./S.A.
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