
Le procureur près le tribunal d'Oran a écroué 14 individus accusés de destruction de biens publics. Les dégâts sont estimés à 2 milliards de centimes.Les instigateurs et les meneurs de la nuit troublante et agitée du quartier populaire de Ras El Aïn, près de Sidi El Houari, viennent d'être arrêtés par les policiers de la sureté de wilaya d'Oran, moins d'une semaine après avoir mené une manifestation violente au cours de laquelle ils ont saccagé et incendié plusieurs édifices publics dont entre autres les installations de la station principale de relevage des eaux usées de Ras El Aïn.Ladite station, en chantier, est gérée par la Société des eaux d'Oran, Seor. Présentés en fin de semaine à la justice, le procureur près le tribunal d'Oran a ordonné la mise sous mandat de dépôt de 14 individus. Attendant leur jugement ils sont accusés d'atteinte à l'ordre public et destruction de biens publics appartenant à ladite station qui a subi des dégâts estimés à 2 milliards de centimes. Dans cette action violente, des jeunes déchaînés s'en sont pris à la station incendiant plus d'une cinquantaine de tuyaux et autres tubes de grande dimension destinés essentiellement à la canalisation des eaux usées. Auparavant, soit mardi dernier, les policiers d'Oran ont, lors de la sortie violente des jeunes de Ras El Aïn, interpellé cinq autres jeunes manifestants, accusés eux aussi de troubles à l'ordre public et occupation de la voie publique.Présentés, les mis en cause ont été écroués. L'intervention à temps des forces de l'ordre a évité l'irréparable en procédant d'abord au bouclage des lieux tout en dispersant les dizaines de jeunes qui ont occupé la rue barricadant la route liant Sidi El Houari au reste d'Oran.Chauffés à blanc, ces jeunes du quartier Carrière et Ras El Aïn sont sortis dans la rue manifestant leur colère tout en revendiquant leur droit au logement décent. Ce qui semble avoir motivé plusieurs jeunes à réagir de la sorte est contre toute attente la dernière opération de relogement dont ont bénéficié plus de 600 familles occupant les habitations de l'habitat précaire du vieil Oran, Sidi El Houari.Il ne fait plus bon vivre dans le géant quartier populaire de Ras El Aïn abritant plusieurs milliers de familles. Celles-ci sont ballottées entre les fortes inondations et précipitations, d'où leur mécontentement à chaque recensement d'un petit événement fâcheux provoqué par les chutes de pluie.«Notre quartier enregistre des bâtisses qui s'effondrent, des glissements de terrain et des eaux de pluie envahissant les habitations et provoquant la panique chez leurs occupants», dira une femme, mère de trois enfants. Elle explique en remontant un peu loin dans l'histoire affirmant qu'«une petite fille a été emportée par un torrent de pluie et de boue, à Kouchet el-Djir». «Elle a été sauvée in extremis par des citoyens», a-t-elle indiqué.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AïT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com