Incompréhension - «Je me demande pourquoi on ne restaure pas ce site ' Pourtant, les spécialistes en matière de restauration de ces monuments ne manquent pas chez nous».Humant l'air pur, en cette journée ensoleillée du mois d'avril, un officier de l'ANP, venu du Constantinois, pendant que sa famille s'attardait à contempler les pièces archéologiques que contient le musée de Maâdid, n'a pas manqué de nous dire qu'il se trouvait très content d'être là.
Debout devant la façade du musée, en face du mont Taguerboust qui culmine à 1 400 mètres, l'homme nous a fait part de son mécontentement quant à la situation «déplorable» dans laquelle se trouve le site archéologique. «Je me demande pourquoi on ne restaure pas ce site '», s'est-il interrogé, avant d'ajouter, consterné : «Les spécialistes en matière de restauration de ces monuments ne manquent pas dans notre pays. Il y a des spécialistes ! Il y a des spécialistes !». Et pour apaiser son esprit, nous nous sommes contentés de lui faire entendre qu'il est de notre devoir de transmettre, à qui de droit, ses espérances. Un bus transportant des femmes et des enfants, venus de M'sila, est stationné entre le centre culturel et le musée. La responsable de ce voyage, Sabah, une activiste du MSP (ex-Hamas), membre de l'Assemblée populaire communale de M'sila, nous fait savoir que ce voyage est organisé, conjointement, par deux associations féminines activant pour le compte de la mouvance islamiste que dirige actuellement Mokri. Curieusement, même en précisant que notre thème était consacré au secteur du tourisme, cette militante nous a priés d'interpeller Khalida Toumi, ministre de la Culture, sur la «dégradation du site». Joignant le geste à la parole, Sabah a déploré l'inexistence de points d'eau et de toilettes publiques. «Pour les besoins naturels de nos enfants, nous sommes obligées d'aller au lycée. Mais là, on a refusé de nous ouvrir les portes.». Cette responsable de l'association féminine Adna nous a montré, à côté de la roue du bus, une bouteille en plastique jetée par terre. C'était, assurément, une façon d'attirer notre attention sur une autre insuffisance : l'inexistence de poubelles. Par ailleurs, un vieux chercheur parisien, rencontré sur les lieux il y a quelques années, avait jugé les opérations de restauration d'une partie du site archéologique de la Kalaâ des Béni Hamad, effectuée durant les années 90, de «raide». Il faut dire, dans ce contexte, que Maâdid connaît, depuis le retour au calme après la décennie noire, deux périodes où les visiteurs y affluent. Il s'agit de la période des chutes de neige, pour des prises de photos et autres aventures, et le printemps.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D B
Source : www.infosoir.com