Les virées de ministres ou d'autres responsables, dans ce coin, dans le cadre de la promotion du secteur du tourisme ou de la préservation du patrimoine culturel ne servent, en fin de compte, qu'à mystifier une population déjà lasse. Ici, à Maâdid, la population ne manque pas de blâmer les hautes autorités du pays d'avoir abandonné leur site archéologique. On reproche donc aux responsables de ne pas porter l'intérêt qu'il faut à ce qui pouvait être source de vie pour nombre de familles. «Si c'était un site romain on ne lésinerait pas sur les moyens pour l'entretenir», ne cessent de répéter les citoyens de cette région. Changeant de slogan, d'année en année, un semblant de festival s'y déroule, tantôt sous l'égide de l'A.P.C, tantôt sous l'égide d'une direction de la wilaya. Pour le dernier, organisé le 20 avril passé, c'était le ministre de la Jeunesse et des Sports qui a donné le coup d'envoi, sous le thème : «Printemps de la Kalaâ Béni Hamad». Cette activité a été réduite, en réalité, à une ou deux conférences. Pour le reste, c'étaient juste des bus bourrés d'étudiants, venus de l'université de M'sila ! A en croire des citoyens de Maâdid, la ministre de la Culture, Khalida Toumi, lors d'une visite qui l'a menée en ces lieux en 2008, aurait promis de dégager une enveloppe pour la réalisation d'une clôture autour du site archéologique. Cette promesse a été vue comme un projet pouvant contribuer à l'absorption du chômage régnant. Cinq ans après, rien n'est fait.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D B
Source : www.infosoir.com