«Le mercato a plongé l'équipe dans les ténèbres»
L'ancien entraîneur du CABBA a organisé une conférence de presse, pour donner les raisons qui l'ont poussé à démissionner de son poste. «Après un début de saison raté, on a fait appel à mes services et je ne pouvais pas tourner le dos à l'équipe qui m'a formé. Malgré la crise engendrée par une série de mauvais résultats à la suite de 4 matchs sans le moindre succès, nous avons réussi un coup d'éclat à Bologhine en battant l'USMA. Nous avons ensuite enchaîné deux victoires, dont une autre à l'extérieur face à Chlef et un match nul. Nous avons récolté 10 points sur les 12 mis en jeu. Les résultats ont connu un recul, à cause de la situation financière des joueurs. Et lorsque j'ai vu que la situation me dépassait, je me suis retiré. Le comble dans cette histoire, et après tous les services rendus, on a envoyé un huissier de justice pour constater mon absence, car je n'avais pas encore rédigé ma démission.»
«Il est absurde de déclarer qu'on n'avait pas d'équipe»
«Le président du club amateur a déclaré récemment qu'on n'avait pas d'équipe, ce qui est complètement faux. On a ensuite spéculé sur le recrutement effectué par Aïdel qui a fait du bon travail. C'est vrai qu'on n'avait pas une grande équipe, mais on pouvait largement terminer le championnat loin du bas du tableau. Malheureusement, l'administration du club n'a pas joué le jeu en motivant les joueurs qui n'avaient vécu que de promesses. Je persiste à dire qu'après l'enchaînement de 4 résultats positifs, l'administration devait tenir ses promesses pour maintenir la cadence, ce qui n'a pas été le cas.»
«Le mercato a plongé l'équipe dans les ténèbres»
«Nous avons terminé la phase retour sans dégâts et je comptais beaucoup sur le mercato hivernal, afin d'apporter des correctifs, tant au niveau de l'effectif qu'à celui de la préparation. J'avais demandé le recrutement de 2 ou 3 attaquants, car c'était le secteur qui avait laissé apparaître des signes de faiblesse évidents et, bien sûr, la libération des éléments de ce secteur qui coûtaient très cher aux caisses du club sans rien apporter en contre-partie, notamment le Tunisien Essifi. J'avais programmé un stage de 10 jours à Tipasa. Il n'y a eu ni recrutement ni stage, pourtant je n'avais pas demandé d'aller en France ou en Espagne. L'administration a refusé, arguant que les caisses étaient vides, alors que le stage aurait coûté la somme de 85 millions de centimes. C'est à partir de là que l'équipe commençait à sombrer.»
«Je ne suis pas parti à cause de la démission de Messaoudène»
«J'ai claqué la porte parce que je ne pouvais pas travailler sans le minimum de moyens. On a laissé entendre que j'avais suivi Messaoudène qui avait démissionné quelques jours auparavant. A ce propos, je tiens à rétablir la vérité en reconnaissant que Messaoudène a fait du bon travail. Il a eu le mérite de remettre l'équipe à sa place, juste après sa relégation. Ce qui n'a pas été réalisé par Blida et Annaba quoi étaient ses compagnons d'infortune en Ligue 1. Quand il s'agit d'un technicien local, un enfant du club de surcroît, il est sous-estimé, sachant que je ne percevais que la moitié du salaire de mon prédécesseur ainsi celui de mon successeur. Malgré cela, j'ai travaillé avec bonne foi, car il s'agissait de mon équipe et je devais faire des sacrifices. Maintenant si on me propose de revenir, je refuserai.»
Il est convoité par l'ESM, le MSPB et l'ABM
En fin de conférence, Aziz Abbas a révélé qu'il était en contact avec l'ESM, le MSPB et l'AB Merouana. Les présidents de ces 3 clubs lui ont fait des offres officielles qu'il est en train d'étudier, en plus de celle du WR M'sila qu'il a entraîné cette saison.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lebuteur.com