De notre envoyée spéciale à Mostaganem
Wafia Sifouane
Considérée comme l'édition du renouveau, cette 45e édition s'est distinguée des précédentes par une programmation riche et éclectique qui a séduit plus d'un. M. Mohamed Boudane, directeur artistique du festival et membre du commissariat depuis 20 ans déjà, est revenu sur cette 45e édition pour en faire le bilan et souligner les points forts mais aussi les faiblesses de ce festival. «L'édition 2012 a été correcte dans l'ensemble, vu le programme tracé par le commissariat. Avec l'introduction de la kheïma de la poésie, au siège de l'association El Moudja, et la création de l'espace théâtre pour enfants. On a également pu étoffer la section off du festival et cela avec la participation de plus d'une vingtaine de troupes, en plus de celles inscrites en compétition officielle. On a eu dans l'ensemble une soixantaine de représentations théâtrales, réparties entre la maison de culture et d'autres espaces qui sont venus enrichir le festival», dit-il. Le responsable reconnait le succès de la section off , contrairement aux éditions précédentes où le public s'est montré plus présent durant les représentations inscrites en compétition en délaissant le off . «Avec la programmation de conférences et spectacles dans d'autres espaces en plus de la maison de la culture, nous avons constaté que, cette année, ces activités annexes ont drainé beaucoup de monde. S'ajoute à cela la tenue des 24h du théâtre, à l'occasion de la célébration de l'anniversaire du festival, le 1er septembre», déclare
M. Boudane. Par ailleurs, le responsable a souligné la nécessité de constituer les archives de ce festival, vieux déjà de 45 ans, pour créer une base de données utile aux universitaires mais aussi aux jeunes amateurs et tous les amoureux du théâtre. Dans ce sillage, le responsable nous a annoncé la future parution d'un ouvrage qui relate l'histoire du festival depuis sa création jusqu'à 2011, un véritable document d'archive, et cela dans le but de rassembler le peu de documents en possession du festival. «Le livre est fin prêt, reste juste à trouver un éditeur», a déclaré M. Boudane. Fonctionnant avec un budget moyen contrairement à d'autres festivités, le festival national de théâtre amateur, qui ne possède qu'un petit bureau à la maison de la culture, ce qui est complètement étonnant vu son ancienneté et son histoire, souffre également de la non régularisation de la situation des éléments de son commissariat. En effet, M. Mohamed Boudane nous a affirmé que la plupart des jeunes administrateurs formés par le festival n'hésitent pas à quitter le commissariat dès que l'occasion se présente et cela vu les salaires dérisoires qui, parfois, n'atteignent même pas le Smig. «Le départ de ces jeunes est un véritable problème pour le festival, car nous nous retrouvons à chaque fois obligés de travailler avec de nouveaux éléments et leur apprendre le métier, les encadrer au lieu de faire notre travail», dit-il. Le responsable a également soulevé une anomalie dans le versement des salaires des membres du commissariat, payés que six mois sur douze, sachant que la préparation du festival, y compris les présélections, s'étale sur une année et nécessite des moyens plus importants que des salaires de smigards.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : W S
Source : www.latribune-online.com