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Mostaganem : protestation contre l'insécurité routière Mostaganem : les autres articles



Mostaganem : protestation contre l'insécurité routière Mostaganem : les autres articles
La RN 11 menant de Mostaganem à Oran a été bloquée, dimanche dernier entre 18 heures et minuit, par des riverains.C'est suite à un accident provoqué, semble-t-il, lors d'une course-poursuite entre une Marutti et un véhicule, que des témoignages concordants attribuent à la Sûreté nationale. Le véhicule de type «Veto Mercedes» avait été vu poursuivant le véhicule de type Marutti conduit par le jeune Abdelaziz Gaoua, un étudiant à la faculté des sciences économiques de Kharrouba. D'après son père, l'étudiant rentrait de la faculté pour rejoindre le domicile familial à Stidia, une agglomération se trouvant à 17 km à l'ouest de Mostaganem.
Selon plusieurs témoins, le frêle véhicule a été percuté à plusieurs reprises à environ 400 mètres de la station d'essence. Après avoir défoncé la barrière métallique bordant un chantier de l'EDCO, le véhicule a fini sa course dans un ravin. Ce sont des membres de la famille du jeune et des riverains qui ont de suite procédé à l'obstruction de la circulation en direction d'Oran. Selon Mohamed Gaoua, le père de la victime, c'est son fils qui l'a informé de l'accident, ce qui l'a amené à venir en trombe depuis Stidia afin de porter secours à son fils. C'est en l'absence de la Protection civile et à bord de sa voiture qu'il a transporté son fils aux urgences de Tigditt où il a été admis avec plusieurs blessures, dont une au front.
Aussitôt après l'accident, la circulation a été complètement bloquée à l'aide d'un poteau d'éclairage. Des jeunes très excités montaient la garde lorsque des gendarmes de la brigade de Mazagran ont investi les lieux, tentant de négocier avec les manifestants, la réouverture de la circulation. En effet, 10 minutes après l'accident, les véhicules de tous types ont complètement bloqué le passage jusqu'à l'échangeur de Mostaganem, à environ 1 km du lieu de l'accident. Vers 18h30, soit près d'une heure après l'accident, devant le refus des riverains de lever le blocus, les gendarmes ont contraint la cohorte des véhicules à rebrousser chemin.
Le père de la victime, soutenu par les riverains ont attendu tard dans la nuit avant de lever le blocus. Ils n'ont cessé de réclamer l'identification du véhicule ' qu'ils attribuent tous à la DGSN ' et dont ils accusent les occupants de délit de fuite. Même le véhicule de dépannage ramené par l'oncle de la victime n'a pas été autorisé à enlever l'épave de la Marutti avant l'arrivée des responsables. Ce n'est que vers minuit, après le dialogue entre le père de la victime et les riverains, d'une part, et les officiels de la gendarmerie, d'autre part, et seulement après que des prélèvements ont été effectués sur la Marutti, que le blocus a été levé, rendant enfin à la circulation cette portion de la RN 11.
De son côté, le jeune conducteur a pu regagner son domicile familial avec de multiples contusions et une série de traumatismes. Il reste que l'enquête en cours devra parvenir à identifier le véhicule que d'aucuns attribuent à la police et dont les occupants, après avoir percuté la Marutti conduite par Abdelaziz Gaoua, se sont évaporés dans la nature.
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